L’Observatoire Crédit Logement faisait mardi un point trimestriel sur les conditions de crédit en France. Les taux de crédit, tout comme le taux d’apport, ont baissé au deuxième trimestre 2014.
Crédit Logement faisait ce mardi un point sur les conditions de crédit en France. Et selon cet Observatoire du 2ème trimestre, les taux de prêt n’ont jamais été aussi bas : à 2.80 % en moyenne en juin, ils ont perdu 28 points de base depuis décembre, note Crédit Logement. Avec des disparités suivant la durée : les taux atteignent ainsi 3.31 % en moyenne en juin pour une durée de 25 ans à taux fixe, 2.67 % pour une durée de 15 ans et 2.92 % en moyenne pour une durée de 20 ans. La quasi-totalité (94.7%) des prêts est accordée à des taux inférieurs à 3.5%.
La durée moyenne d’emprunt est de 17.3 ans. «Alors que la primo accession des ménages jeunes ou modestes est en panne, la durée moyenne se maintient depuis un an à un niveau plus bas qu’auparavant, de l’ordre de 8 mois par comparaison avec la situation qui prévalait en 2011, lorsque la primo accession était plus dynamique, note Crédit Logement.
La proportion des jeunes emprunteurs diminue
Selon l’Observatoire, la part des Français accédant pour la première fois à la propriété avec un crédit a nettement baissé, passant en effet de 72,9% à 64% en 2013. Ceci coïncide avec une augmentation de l’âge de l’emprunteur. Les emprunteurs de 35-45 ans voient leur part progresser à 32,7% du marché contre 29,2% il y a 5 ans, tout comme les 45-55 ans, qui représentent 15,6% du marché contre 12.9% il y a 5 ans. Même la part des plus de 55 ans progresse (6.9% contre 5.5%). A l’inverse, les plus jeunes voient leur part diminuer à 44,8%, contre 52,4% en 2009, payant la note de la dégradation économique générale, de l’abandon du PTZ+ dans l’ancien dès 2012, et de la dégradation dans le neuf depuis 2012.
Pour autant, cette baisse de la proportion des jeunes ménages et des primo-accédants ne coïncide pas avec une hausse de l’apport personnel mobilisé, lequel a reculé au 1er semestre 2014 de 2.3 % sur un an, en glissement annuel. Le taux d’apport personnel est ainsi tombé au deuxième trimestre à 22.8% du montant de l’opération, contre 23.3% au deuxième trimestre 2013. Le montant emprunté par les ménages tend pourtant augmenter, avec un cout moyen d’opération, qui monté à 207.200 euros, contre 202.300 au 2ème trimestre 2013.
Autre observation : une poursuite du repli entamé depuis 2009 de la part des accédants modestes, avec un revenu de moins de 3 SMIC. Inversement, la part des emprunteurs ayant des revenus supérieurs à 4 SMIC continue d’augmenter.
