Selon l’INSEE, la croissance a été nulle au deuxième trimestre 2014. En Allemagne, le PIB a reculé de 0.2%.
La croissance a été nulle en France au deuxième trimestre 2014. Tel est le constat tiré des chiffres émanant de la parution ce matin de la dernière estimation par l’INSEE du Produit Intérieur Brut au titre de cette période.
L’institut note une hausse de 0.5% des dépenses de consommation des ménages après une baisse de 0,5 %. Il relève également que la demande intérieure finale progresse faiblement de 0,2 point, après une baisse de 0,4 point début 2014.
Côté commerce extérieur, celui-ci joue négativement. « Les importations ralentissent légèrement (+0,4 % après +0,6 %) et les exportations un peu plus nettement (0,0 % après +0,5 %). En conséquence, le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB (–0,1 point), après une contribution neutre le trimestre précédent » note l’INSEE. Du côté de la production totale de biens et services, celle-ci est quasi stable, avec un repli de 0,1 %, contre après +0,2 % au premier trimestre.
Repli du PIB en Allemagne
Cette contre-performance de la croissance n’est pas un fait typiquement français mais plus largement européen. Destatis, l’institut statistique allemand a fait état d’un repli de 0.2% du PIB en Allemagne au cours de la même période. La zone euro a également vu son produit intérieur brut stagner sur la période, après avoir progressé de seulement 0,2% au premier trimestre, selon Eurostat.
Nul doute que cette croissance nulle dans les deux principaux pays de la zone euro, alliée à une désinflation en France et à une politique de taux zéro pratiquée par la BCE, devrait inciter les politiques européens à assouplir leurs objectifs en matière de politique budgétaire. Manuel Valls, qui a récemment évoqué les risques de déflation, pourrait ainsi profiter des récents chiffres pour tenter d’infléchir la position allemande en termes de rythme de réduction des déficits. «Il faut réduire les déficits à un rythme compatible à la situation de l'Europe», a pour sa part exhorté le ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, sur Europe 1.
