Jean-François Buet, président de la FNAIM, et Jacques Chanut le président de la Fédération française du bâtiment, se sont exprimés tour à tour, suite à l’interview de François Hollande au Monde, dans laquelle le président de la République a indiqué qu’un plan de relance de la construction de logements allait être mis en place.
Jean-François Buet, président de la FNAIM, était mercredi dans Le Grand Journal de BFM Business. Suite aux annonces de François Hollande hier dans le monde, le président de la FNAIM a rappelé le contexte particulièrement difficile dans le secteur de la construction de logements neufs.
« Cette année, on constate une baisse des mises en chantier encore plus forte, puisque par rapport à l’année dernière, nous sommes à -20% de mises en chantier. L’objectif des 500.000 (logements) est très très loin. L’année dernière, nous avions réalisé 300.000 - 320.000 mises en chantier de logements neufs. Et là aujourd’hui, avec les chiffres du deuxième trimestre, nous sommes sous les 300.000, à 280.000, alors que le besoin est d’au moins 400.000 » a indiqué le responsable.
Pour lui la conséquence va être « un retard qui se cumule avec les retards précédents », lequel se traduit par un déficit de logements dans les zones tendues, « là où il y en a besoin, avec un déséquilibre entre l’offre et la demande et une conséquence sur les prix». Pour Jean François Buet, il faut particulièrement porter un effort sur la construction de logements en milieu tendu, où l’activité économique est forte. « Ce qu’on veut, c’est de la simplification » a indiqué Jean François Buet. « L’empilement des normes de construction a conduit à un surcout de 10% à 15% selon les immeubles(…). Des choses n’ont plus de raison d’être : construire deux parkings par logement, un seul peut suffire. Et ça, cela a des conséquences très directes. Avoir des Sas entre le séjour et certaines pièces, cela implique des pertes de surface ». Pour lui, une mesure qui pourrait rapidement être prise serait notamment de redimensionner le prêt à taux zéro, tant dans le neuf que dans l’ancien, mais aussi simplifier la fiscalité sur les plus-values immobilières, ainsi que le dispositif Duflot.
Le président de la FNAIM n’est pas le seul à pousser pour des mesures fortes. Pour le président de la Fédération française du bâtiment, Jacques Chanut, « il faut un choc suffisamment fort pour que la psychologie se débloque » a t-il indiqué sur BFM Business. Et notamment sur l’aspect fiscal. Selon le représentant de la fédération, « Il manque une carotte fiscale (…) on n’évitera pas des mesures fiscales fortes pour redonner confiance à ce marché ».

Mesures fiscales fortes telles que supprimer la double imposition sur le capital que sont l’impot foncier et l’ISF qui peuvent atteindre ensemble 40% des revenus fonciers.
Vous y ajouter l’IRPP et la CSG et il ne reste plus de revenus fonciers ; il ne reste que les emmerdements de la gestion locatives , l’entretien , etc………..
Il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’ENA pour comprendre cela !!!!!!!!!!!