<p>(Capture Elysée)</p>
En amont de la présentation, plusieurs fédérations ont fait leurs propres propositions pour relancer le secteur du logement.
Les services du premier ministre et le ministère du logement ont confirmé que Manuel Valls et Sylvia Pinel présenteraient vendredi à 15h30 à l'hôtel Matignon une série de mesures visant à redresser le secteur du logement. Et à la veille de ces annonces, les fédérations se sont activées pour mettre la pression sur le gouvernement. François Payelle, de la Fédération des promoteurs immobiliers, a ainsi présenté ce jeudi les propositions des promoteurs à l’occasion de la publication des chiffres des ventes de logements neufs pour le deuxième trimestre, lesquelles ont encore reculé sur la période.
La FPI demande ainsi « une baisse initiale forte de la taxation des plus‐values sur les terrains constructibles, suivie d’une inversion des abattements en fonction de la durée de détention », mais aussi la mise en place d’un prêt de primo‐accession sur 25 ans à taux préférentiel ainsi l’établissement, avant la fin de l’année, des 50 premières mesures de simplification technique, et la remise en cause « de plusieurs dispositions récemment votées qui singularisent la France dans l’ensemble de l’UE ».
En matière d’investissement locatif, elle souhaite également « la sortie des loyers de l’encadrement et son inclusion parmi les investissements entrant dans le plafond des niches fiscales majoré à 18 000€ ».
La FNAIM fait aussi des propositions
La fédération des agents immobiliers, la FNAIM, a également fait une série de 7 propositions. Avec tout d’abord le souhait de voir étendu le prêt à taux zéro à l’ancien destiné aux ménages les plus modestes sous condition de revenus et de travaux destinés à l’amélioration de la qualité énergétiques des logements les plus vétustes.
La FNAIM s’est également prononcée pour l’instauration de mesures de soutien intergénérationnel (comme des exonérations ou des réductions de droits de donation entre grands-parents et petits-enfants), pour le retour à un système d’imposition des plus-values immobilières « plus simple à calculer et moins confiscatoire », ainsi que pour une inversion complète d’orientation de la fiscalité sur les terrains à bâtir en revoyant le délai de 30 ans de rétention pour bénéficier de l’exonération de la taxation des plus-values sur les cessions de terrains.
Enfin, les trois dernières propositions de la fédération consistent en un encouragement à l’investissement locatif résidentiel, une diminution des frais de mutation trop élevés selon elle ainsi qu’une vigilance accrue sur le risque d’une augmentation des taux des prêts immobiliers. Reste à savoir si les souhaits de ces fédérations seront entendus, si une amélioration substantielle des dispositifs d'aide à l'investissement locatif sera annoncée.
