<p>Bernard Cadeau, président d'Orpi (DR)</p>
Bernard Cadeau est le président du réseau d’agences immobilières Orpi, lequel compte 1 250 agences en France. Il évoque une récente étude sur le blocage actuel du marché.
Selon une étude réalisée par Ipsos pour votre réseau d’agences, les critères d’octroi d'un prêt par les banques sont souvent cités par les sondés comme étant l’un des principaux points de blocage du marché.
Oui. Nos client nous disent qu’ils ont de plus en plus de mal à financer leur projet que, si il y avait un peu plus de souplesse de ce côté-là, le marché se porterait mieux. Et c’est indiqué de manière massive, à près de 60%. La problématique du pouvoir d’achat en matière d’immobilier est directement liée aux emprunts. Les clients constatent cette difficulté de financement : on a de plus en plus une demande qui avoisine les 15% et 20% d’apport personnel, une durée de crédit qui se réduit tendanciellement, et donc à la clé une difficulté supplémentaire. Nous avions alerté chez Orpi depuis plusieurs sur le fait que le marché est en train de se bloquer. Parce qu’il y a cette difficulté à financer les projets, mais aussi parce que le marché est bloqué pour d’autres raisons également. Ne tombons pas dans la caricature facile qui consisterait à dire que le banquier est fautif, et que, si il changeait d’attitude, tout irait bien. Il y a beaucoup de difficultés sur le marché, et notamment celle liée au pouvoir d’achat et au pouvoir d’emprunt.
L'autre enseignement de ce sondage, c'est que les vendeurs ne sont pas montrés du doigt par les acheteurs sur une trop forte exigence en matière de prix…
On aurait pu croire que les acheteurs disent « c’est le vendeur qui a le marché en main, il suffit qu’il baisse son prix et tout ira bien ». Nos sondés ont une analyse très pertinente et très fine de la situation.
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Pour relancer le marché il faut une baisse des prix conséquente, il ne doit pas exister d’autre intervention.