<p>Le siège parisien de la Banque de France (Wikimedia CC Adrienne93)</p>
L’indicateur rhônalpin du climat des affaires est plus faible qu’au niveau national, tandis que le même indicateur pour les services s’avère, inversement, plus positif que l’indicateur France du climat des affaires.
La Banque de France a communiqué hier son point mensuel sur l’économie rhônalpine. L’indicateur rhônalpin du climat des affaires (ICA) dans l’industrie s’établit à 92,9 contre un ICA France à 97,1. Mais pour le secteur des services, le constat est inverse. Le même indicateur s’établit à 100,8 alors que l’ICA France dans ce segment s’établit à 93,8.
En août, la production industrielle s’est « globalement stabilisée » note la Banque de France, face à une demande assez terne. « L’emploi n’en a cependant pas souffert en dehors de quelques ajustages liés au non renouvellement des contrats d’intérim. Les prévisions tablent sur une légère reprise de la production, malgré des carnets de commandes qui peinent à se remplir » note la Banque de France.
Baisse notable des effectifs
Du côté des carnets de commandes, ceux-ci sont toujours courts dans la majeure partie des secteurs, avec cependant une légère embellie pour l’industrie chimique, liée à « un frémissement de la demande étrangère ». Les stocks sont eux jugés « lourds ». « Les capacités de production ont été un peu plus sollicitées mais restent très en deçà de la moyenne de longue période ».
Dans le secteur industriel, on notera qu’une baisse notable des effectifs a eu lieu, « plus probablement liée au non renouvellement des contrats d’intérim qu’à des licenciements, l’emploi étant de nouveau prévu à la hausse le mois prochain », note la Banque de France, qui prévoit que la production « devrait au mieux se maintenir ».
Les services mieux orientés
Du côté des services, l’activité s’est stabilisée au bon niveau des mois précédents, « avec cependant une meilleure orientation pour les services liés au tourisme et l’ingénierie technique ». Le segment du travail temporaire est lui en retrait. La Banque de France indique en outre que, dans les services, les prévisions d’activité sont optimistes, sans pour autant bénéficier aux prévisions d’emploi. Seuls les services informatiques pourraient bénéficier de ce regain d’optimisme.
Dans le segment de l’hébergement, la Banque de France a indiqué que les infrastructures touristiques rhônalpines ont bénéficié « d’un bon niveau de demande depuis le début de l’été ». Avec un surcroit de fréquentation des hôtels, en particulier en zone urbaine, aidée en cela par la stabilité des prix. Mais les prévisions sont moins positives, avant un objectif de tassement de la demande, et des effectifs qui pourraient s’ajuster à la baisse.
