<p>(SDH/LPI)</p>
La Chambre FNAIM du Rhône présentait mardi ses chiffres semestriels sur le marché immobilier dans le département.
La Chambre FNAIM du Rhône présentait mardi le bilan semestriel du marché immobilier lyonnais. Et premier enseignement sur le Rhône : les transactions n’ont pas chuté par rapport au premier semestre 2013, bien au contraire. Ce qui constitue une surprise pour les professionnels de la transaction. « Nous nous attendions en début d’année à ce que le volume des ventes ne soit pas à ce niveau-là. Nous nous attendions à un premier semestre beaucoup plus difficile en termes de volumes» indique Jean Chavot, président de la Chambre. Les transactions ont en effet augmenté de 2.6% sur la période, par rapport au premier semestre 2013. « Il y a un bon volume de ventes, et c’est tant mieux. Il n’y a pas de crise dans la transaction immobilière. Une augmentation constatée sur l’ensemble du territoire, dans le Grand Lyon, mais aussi dans le reste du département.
Et ceci a semble-t-il eu un impact sur les prix. « Nous nous attendions à ce que les prix baissent sur 2014. Il n’en est rien » constate Jean Chavot. Les prix ont en effet stagné dans le Rhône à 2970€ le mètre carré et même progressé de 1% à Lyon, à 3431€ le mètre carré. « Les délais de vente se sont rallongés » relève toutefois Anne Planchard, la vice-présidente de la Chambre déléguée à la transaction. Les conditions de la vente se sont durcis, avec des acheteurs beaucoup plus exigeants sur les prix, l’emplacement, le transport en commun, et même le diagnostic de performance énergétique, qui n’entrait auparavant pas dans les critères de sélections déterminants de l’acquéreur. « Plus l’appartement est bien situé, plus on le vendra au prix fort » constate-t-elle. Par contre, le moindre inconvénient, comme pour les biens en rez de chaussée ou pour les biens où il y a des travaux à faire, fait réfléchir l’acquéreur.
Blocage
Résultat : acheteurs et vendeurs se regardent en chien de faïence. Mais les vendeurs ne consentent pour l’heure pas à des baisses de prix, convaincus du bien-fondé de leurs prétentions, attendant parfois des mois, voire un an ou plus, avant de vendre leurs biens. "Il y a des biens à la vente et des acquéreurs mais on ne parvient pas à faire le lien entre les deux", constate Jean Chavot. Le blocage de marché est donc réel, avec pour corollaire une augmentation des stocks.
Cette augmentation des stocks est même flagrante dans des localités autrefois prisées, comme par exemple dans les communes des Monts d'Or, où certains, tentés par l'exil fiscal, cherchent à vendre des biens haut de gamme, qui s’accumulent par dizaines dans ce secteur.

Pas mal votre article. Au début « Il n’y a pas de crise dans la transaction immobilière. Une augmentation constatée sur l’ensemble du territoire, dans le Grand Lyon, mais aussi dans le reste du département. »
Puis à la fin « Le blocage de marché est donc réel, avec pour corollaire une augmentation des stocks.
Cette augmentation des stocks est même flagrante »
Entretenir le flou sur l’état du marché est assurément signe que tout va bien (sic)
Pour moi, c’est l’effet qualité du marché : les biens sans défauts gerbent et les autres ne se vendent pas, autrement dit ce sont les biens de qualité qui maintiennent la moyenne pour l’instant.