On devait à ce paysagiste le Parc de Gerland et les espaces publics de la Cité Internationale.
Le paysagiste Michel Corajoud est mort mercredi 29 octobre. On devait à ce dernier le Parc de Gerland, ainsi que les espaces publics de la Cité Internationale. Il avait obtenu le Grand prix du paysage en 1992 et le Grand prix de l’urbanisme en 2003, ainsi que le prix André le Nôtre en 2013.
« C’est un paysagiste de talent qui nous quitte. Son énergie et son inspiration ont permis de façonner des espaces publics, des parcs et des jardins, pour le bien-être de tous. Il laissera à Lyon une empreinte forte au travers de deux projets majeurs qui façonnent notre ville et ses espaces publics» a indiqué le maire de Lyon, Gérard Collomb.
« C’est à Michel Corajoud que l’on doit le Parc de Gerland, inauguré en 2000, mais aussi le travail immense réalisé sur la Cité Internationale, où en lien avec l’architecte urbaniste Renzo Piano, il a conçu et dessiné les 15 hectares d’espaces publics qui façonnent cette transition entre le parc de la Tête d’Or et les berges du Rhône » a rappelé le maire.
Le paysagiste avait également œuvré à Grenoble, pour le Parc de la Villeneuve, mais aussi à Bordeaux, sur les quais de la Garonne. Il avait, durant toute sa carrière été enseignant à l’École nationale supérieure du paysage de Versailles.
« Il a en effet formé nombre de paysagistes de talent tels Alexandre Chemetoff, Henri Bava (Agence Ter), Michel Desvigne, Gilles Vexlard, Alain Marguerit, et bien d'autres, constituant la grande école du paysage en France qui a eu des échos élogieux en Europe et dans le monde. Ses '9 conduites pour le projet' sont une leçon qui reste d'une valeur éternelle pour l'avenir du projet de territoire. Il est le concepteur de la grande échelle territoriale, anticipant la nécessité de penser la véritable échelle de l'urbanisation contemporaine, insistant sur le fait que la campagne est le 'monument de la ville', que l'horizon donne sens à la ville contemporaine dans son rapport à sa géographie, à sa fondation, à son histoire. Il offre ainsi le paysage à la ville contemporaine anticipant les questions durables par le rapport à l'eau et à l'économie des territoires et à la géographie. Ainsi en témoignent les études sur les tracés de Le Nôtre à Versailles et plus récemment la place de la nature dans l'agglomération bordelaise» a pour sa part indiqué la Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal.
