<p>(SDH/LPI)</p>
La fédération des promoteurs immobiliers s’est alarmée jeudi des mauvais chiffres de la promotion, et réclame que les mesures annoncées fin août par le gouvernement se mettent en place.
La FPI a annoncé jeudi ses principaux chiffres sur le deuxième trimestre, marqué par un nouveau recul de l’accession à la propriété, de l’ordre de 13% au 3ème trimestre, « alors même que les conditions de financement restent extrêmement favorables » indique la fédération. Les prix, eux, sont stables en France (+0.3% à 3946 euros), mais sont en baisse dans certaines villes comme à Lyon (-4.5%).
Le retrait des ventes en accession atteint 8,7% par rapport aux neuf premiers mois de 2013, alors que les ventes à investisseurs restent stables, à un niveau comparable à celui du 3ème trimestre 2013. « Si leur part dans les ventes au détail progresse (45% des ventes du trimestre), cette évolution résulte uniquement du retrait de l’accession. La stabilisation du dispositif d’incitation depuis fin 2013 a permis d’enrayer la chute du volume des investissements, sans pour autant le relancer vraiment » a indiqué hier la FPI.
Les promoteurs, face à cette atonie des ventes ont procédé à moins de mises en vente : l’offre nouvelle enregistre un nouveau retrait de 17,4% par rapport au 3ème trimestre 2013. Sur neuf mois, la baisse est de 14,1% par rapport aux 3 premiers trimestres de 2013. « Confrontés à une demande de plus en plus faible, les promoteurs ne cessent d’ajuster leur offre à la baisse » constate la fédération. L’offre commerciale est stable avec environ 90 000 logements disponibles à fin septembre 2014, soit 14,7 mois de ventes » a indiqué la FPI. Mais cette offre n’est, dans l’immense majorité des cas, pas du stock achevé. Ce dernier représente 8% environ de l’offre, soit à peine un mois de commercialisation. L’offre de biens non commencés (et susceptibles de ne jamais l’être si la pré‐commercialisation se passe mal) représente près de 46% de l’offre.
« Le Plan de relance du Gouvernement a répondu aux attentes. Il doit maintenant être traduit d’urgence en actes avec des messages clairs, forts et sans équivoque. Hélas, force est de constater que les retards s’accumulent et minent la confiance des clients comme des entreprises, faisant même redouter que certaines mesures ne soient pas appliquées. Chaque mois renforce la crainte d’une production inférieure à 300 000 logements en 2014. Il y a urgence à agir si le Gouvernement veut éviter une spirale dépressive» indiquait hier François Payelle dans un communiqué.
