La précarité dans l’agglomération Grenoble Alpes Métropole est surtout présente dans la ville centre.
L’Insee Rhône-Alpes présentait jeudi l’étude sur les situations de précarité sur les grandes agglomérations de Rhône-Alpes, dont Grenoble. L’agglomération est celle où l’on observe le moins de précarité, avec 40.000 ménages sous le seuil de bas revenus, soit 18%. L’agglomération, a contrario de Saint-Etienne, a une démographie positive sur quasiment l’ensemble des communes de l’agglomération.
Mais les ménages précaires sont essentiellement localisés sur Grenoble. « Les situations de précarité sont très concentrées sur le centre-ville notamment à Grenoble. La moitié des précaires de Grenoble Alpes Métropole sont dans la commune même de Grenoble » remarque Axel Gilbert, chargé de projet à l’Insee.
Deux espaces de précarité
On note deux espaces de précarité. Le premier est situé essentiellement entre Grenoble et Echirolles, à la Villeneuve, le plus vaste quartier d’habitat social de l’agglomération. Cette précarité s’étend aussi dans ce secteur à l’est, sur Saint Martin d’Hères, mais aussi sur les quartiers Viscose et Teisseire. Sur Pont de Claix, elle concerne le quartier des Olympiades. L’autre pôle de précarité est constitué par Fontaine, commune qui perd des habitants.
En observant les différents types de précarité, on observe que la précarité monétaire est là aussi concentrée dans les quartiers de la politique de la ville et dans le centre de Grenoble, notamment autour du cours Berriat. La précarité d’emploi est, elle, plus périphérique et localisée sur Fontaine, Echirolles, Saint-Martin d’Hères et même Vizille. 60% des travailleurs sont ouvriers/employés. Soit plus qu’à Echirolles, où la qualification de l’emploi est plus élevée qu’à Vizille relève Axel Gilbert, avec par exemple 9% de cadres dans cette commune, contre 15% à Echirolles. « Il y a certainement un enjeu de connexion entre Vizille et le gros pôle d’emploi de Grenoble » indique ce dernier.
