<p>Véronique Gilet (SDH/LPI)</p>
C’est ce mardi que la fondation Abbé Pierre en Rhône-Alpes présentait le vingtième rapport sur le mal-logement en France, accompagné d'un éclairage sur la situation dans la région.
La fondation Abbé Pierre en Rhône-Alpes présentait mardi le vingtième rapport sur le mal-logement en France, accompagné, pour la septième année, d’un éclairage en Rhône-Alpes. Cette présentation a été effectuée à la communauté Emmaüs de Vénissieux. Véronique Gilet, la directrice de l’agence Rhône-Alpes de la fondation Abbé Pierre, a d'ailleurs, dans un premier temps, laissé la parole à Pierre-Yves Teysse, président d’Emmaüs Lyon.
Ce dernier a indiqué que 30 compagnons allaient être accueillis dans la communauté, obligeant celle-ci à avoir une activité encore plus forte. « Au-delà de notre espace de Parilly, qui comprend les 53 chambres et les 3000 m2 de vente, en plus de notre nouvelle boutique ouverte il y a deux ans rue de Créqui, nous allons ouvrir une nouvelle boutique dans deux mois à Villeurbanne, juste à côté des Gratte-Ciel pour faire en sorte que nous puissions accueillir les compagnons» a indiqué le responsable.

Joaquim Soares présente le rapport national
Ce dernier a ensuite laissé la parole à Joaquim Soares, Directeur Adjoint de la Fondation, qui a fait un point sur le mal logement en France. Ce dernier remplaçait au pied levé le délégué général de la Fondation, Patrick Doutreligne qui, fiévreux, ne pouvait finalement pas assurer cette présentation. Il a ainsi fait un point sur l’état du mal logement en France, en abordant diverses problématiques: une production de logements en berne, et notamment sociaux, la diminution des aides à la pierre pour le logement social, et des récentes évolutions en termes de politique de la ville.
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Véronique Gilet a ensuite fait un point sur la situation dans la région, en présentant dans un premier temps les chiffres de production de logements en Rhône-Alpes, et notamment de logements sociaux. La directrice de l’agence Rhône-Alpes a poursuivi son point par une présentation des ménages aux portes du logement dans la région. Pour cela la fondation a scruté 4 indicateurs : la croissance des recours DALO, le décalage entre l’offre accessible et la demande de logement social et d’hébergement, la croissance des expulsions locatives, et enfin la question de l’hébergement.
La présentation s’est achevée par une série d’interventions de la part d’acteurs associatifs locaux, tous ayant fait part des difficultés rencontrées: Evelyne Guerraz, d’ALPIL Lyon, Maria Guerra, d’Emmaüs Saint-Etienne, Hervé Mähl, du CLLAJ Tipi Romans et enfin Thomas Dervin du PACT de l’Ardèche.

Avant ces interventions, Véronique Gilet a souhaité terminé cet éclairage régional par une note volontaire, dans un contexte institutionnel en mutation. « La situation donne l’impression que la crise était là avant notre naissance, et qu’elle sera là bien après notre mort, et cela rend très difficile la projection vers la recomposition de la politique du logement, pour qu’elle soit réellement en phase avec la diversité des situations vécues et la réalité des ressources. Il appartient à chacun nous de donner des latitudes, face à l’absence d’alternative. La recomposition du paysage institutionnel, territorial et politique, si il suscite des inquiétudes et génère quelques bouleversements (c’est notamment le cas sur la Métropole de Lyon mais aussi Grenoble) constitue pour autant des laboratoires qui vont nous permettre de repenser la crise, et les outils de réponse».
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