<p>Vue sur l'autoroute A7 longeant le Rhône (SDH/LPI) </p>
Gérard Collomb souhaite toujours déclasser une partie de l'autoroute A6-A7 traversant Lyon, afin de transformer celle-ci en boulevard urbain apaisé.
Lors de la visite de presse organisée lundi par la Métropole de Lyon dans les secteurs de Part-Dieu et de la Confluence, le président de la métropole de Lyon, Gérard Collomb, a indiqué à quelques journalistes souhaiter un déclassement, « dans des délais assez brefs », de l'autoroute traversant Lyon du nord au sud.
L'objectif serait de transformer cette autoroute en un vaste boulevard urbain. Le passage de cet axe en plein centre-ville est un lourd héritage historique : fréquemment encombré, le passage sous Fourvière cumule en effet des flux automobilistes locaux, métropolitains, et nationaux. L’arrivée de l’A89 en provenance de Bordeaux n’a fait qu’accentuer le phénomène. Aussi le président de la Métropole fait régulièrement pression sur l’Etat pour qu’une solution soit trouvée concernant ce déclassement. Mais celui-ci touche d’autres dossiers, comme la question du grand contournement de Lyon.
Un péage urbain pour les flux nationaux
Pour l’heure, si les automobilistes venant de Paris souhaitent contourner Lyon, ils doivent, au sud de Villefranche, s'acquitter d'un péage pour contourner l’agglomération. Les automobilistes continuent donc de préférer un passage en plein centre-ville, même au prix de bouchons. C’est précisément cette situation à laquelle le maire de Lyon veut mettre un terme. Il a indiqué à plusieurs journalistes ce lundi avoir bon espoir d'arriver à avancer « dans les plus brefs délais » sur cette problématique. Y compris en inversant les logiques en faisant payer les trafics nationaux passant sous Fourvière, et en rendant dans le même temps le contournement gratuit.
Le déclassement de l'autoroute et sa transformation en boulevard urbain viendraient par ailleurs finaliser la transformation du sud de la Presqu’ile. Le passage de cet axe majeur à proximité de l’éco-quartier de la Confluence contraste de façon marquée avec l’image du nouveau quartier, où les modes doux sont, a contrario, privilégiés. A terme, l’idée serait ainsi de placer feux rouges, pistes cyclables et passages piétons en bordure de fleuve, pour apaiser le sud de la Presqu’ile. Mais ce contournement se heurte aux réticences de certains élus de l’est, peu enclins à accepter les reports de trafics qui tendraient à intervenir et le prolongement du contournement vers Vienne, qui nécessiterait la construction d’un nouvel axe.

