<p>Construction de logements (SDH/LPI)</p>
Le locatif privé devrait représenter 15,4 % des logements construits cette année, contre 14,2% l’année dernière, selon une étude du Crédit Foncier.
La part du locatif privé augmente dans les logements construits. Celle-ci devrait atteindre, en 2016, 15.4 % d’entre eux, contre 14,2% l’année dernière, selon le Crédit Foncier, qui a réalisé, comme chaque année en amont de la convention Patrimonia, une étude consacrée aux attentes et motivations des particuliers investisseurs locatifs. Cette proportion remonte peu à peu depuis son nadir de 2013, où cette part avait atteint 13%.
Sur le profil des investisseurs, cette étude montre que le revenu annuel médian des investisseurs locatifs s’est accru en 6 ans, de l’ordre de 9 %, à 69 300 euros. L’âge moyen de l’investisseur est de 45 ans, les plus de 40 ans représentant 69 % du total des investisseurs locatifs particuliers.
Un choix qui s’oriente vers les appartements
Le choix des investisseurs s’oriente très majoritairement vers les appartements, les transactions portant, plus de 9 fois sur 10 sur ce type de biens, les maisons individuelles ne représentant à l’inverse que 8 % du total de leurs acquisitions.
Les investisseurs, pour la moitié d’entre eux, choisissent de plus en plus des petites surfaces : 2 pièces ou studios. L’étude estime à 45 m2 la surface moyenne du bien, pour un montant médian d’acquisition de 164 000 euros. Mais le cout médian de l’opération varie suivant la Région, avec un montant de 209 000 euros en Ile-de-France et de 165 000 euros en région Pays-de-Loire.
Auvergne-Rhône-Alpes parmi les régions plébiscitées
On notera toutefois une différence essentielle entre le neuf et l’ancien concernant le lieu d’investissement, lequel diffère suivant la nature du bien : s’il s’agit d’un investissement dans le neuf, celui-ci se fera souvent dans une zone géographique éloignée du domicile de l’investisseur (62 % des cas), alors que, dans le cas d’un investissement dans l’ancien, il se fera le plus souvent (67 %) dans un lieu proche de celui-ci.
L’étude montre que les investisseurs plébiscitent 5 régions, à savoir l’Ile-de-France (19%)et les 4 régions méridionales que sont l’Occitanie (26 %), Auvergne-Rhône-Alpes (12 %), Nouvelle Aquitaine (11 %) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (11 %). En tout, l’investissement sur ces régions totalise 79 % des transactions en 2015, contre 73 % en 2010.
Des raisons essentiellement fiscales dans l’immobilier neuf
Sur les raisons qui poussent les investisseurs à acquérir un bien, on trouve 3 motivations essentielles, que sont la fiscalité, le patrimoine, et le fait de s’assurer un complément de retraite. La fiscalité est citée par un ménage sur deux (50 %), avec une proportion encore plus forte dans le neuf (71 % dans le neuf, contre 16 % seulement dans l’ancien). L’aspect de construction d’un patrimoine est cité par un investisseur locatif sur deux (47 %). Celui lié au complément de retraite est cité par 46 % des investisseurs locatifs.
Concernant le financement, la banque note que la baisse des taux a encouragé les investisseurs à avoir un recours plus important à l’emprunt. Le financement se monte en moyenne à 160 000 euros, soit 98 % de la valeur du bien acquis, contre 94 % en 2010. La durée de financement s’élevait à 19 ans et 10 mois au 1er semestre de cette année.
