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Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits à l'habitat s’est établi à 3,8 % en septembre, marquant ainsi une accélération par rapport à août.
La Banque de France a fait état ce lundi de son étude mensuelle sur les crédits aux particuliers. Celle-ci a montré une nouvelle accélération de la production de crédits à l’habitat. Dans un contexte de baisse des taux de crédit immobilier, le taux de croissance annuel des crédits à l'habitat a de nouveau progressé de 3,8% en septembre, après une hausse de 3,7% en août. Car les taux d'intérêt des crédits à l'habitat à long terme à taux fixe sont bien, une nouvelle fois, en baisse selon cette étude. Ils diminuent de nouveau, à 1,68% en septembre, après 1,72% en août. La baisse des taux des crédits à l'habitat toutes durées s'élève à 65 points de base, à 2,33 % en décembre dernier.
La baisse des taux dynamise le marché
Au vu des baromètres des différents courtiers, nul doute que les taux devraient être en repli en octobre, et que cette tendance baissière des taux pourrait encore être observée en novembre, même si celle-ci s'avère d’une ampleur moindre ce mois-ci que les mois précédents, selon plusieurs courtiers. « Les taux affichés sont globalement en légère baisse notamment sur les moyennes. Ainsi, nous observons des taux plus bas avec -0,05% par rapport à début octobre » note Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com. « Les banques prolongent, en cette fin de deuxième temps fort de l’année immobilière, un mouvement de baisse des taux de crédit immobilier qui s’était amplifié à la fin de l’été. Mais le ralliement progressif par un certain nombre d’établissements de leurs objectifs annuels tend à amoindrir les baisses, dans un contexte macroéconomique qui tend à évoluer» analyse pour sa part Alban Lacondemine, président d'Emprunt Direct.
Les banques accordent en effet leurs derniers crédits au titre de l’année en cours. « Si les banques persistent et signent pour conquérir de nouveaux clients en 2016, les marges de manœuvre pour les décotes au-delà des barèmes commencent à se réduire. Il faut dire que nous sommes sur les derniers jours de production » note Cécile Roquelaure, Directrice des Etudes et de la Communication d'Empruntis. « Si les banques ne remontent pas leur taux ce n'est pas par peur de manquer de dossiers, mais plutôt car aucune ne veut être la première sur une période qui s'annonce charnière : préparation du 1er trimestre 2017, période pré-électorale… Pour autant une 1ère banque régionale l'a fait, un premier signe ? » explique-t-elle.
Les courtiers font également état d’un net afflux de contacts au sein des établissements. « Depuis le mois de septembre certaines banques ont reçu un afflux de dossiers d’acquisitions et de renégociations entrainant un allongement de leurs délais de traitement pouvant atteindre jusqu’à 3 semaines dans certaines banques… On est tout de même loin de la situation d’engorgement qui avait été très problématique durant l’été 2015 » indique ainsi Sandrine Allonier, directrice des relations banques de Vousfinancer.
Production de crédits nouveaux à l'habitat de 23,7 milliards d'euros
Cette dynamique des crédits à l’habitat contraste quelque peu avec la croissance des crédits à la consommation, qui ralentit à 4,1 % en septembre, après une hausse de 5,6 % en août. Mais il faut pondérer ce chiffre par le fait que le mois de septembre 2015 avait été plus dynamique.
La production de crédits nouveaux à l'habitat continue d'augmenter, à 23,7 milliards d'euros en septembre, contre 23,1 milliards d'euros en août, avec des renégociations qui représentent désormais un peu plus de la moitié des nouveaux prêts (part non cvs de 51,6 %). La durée moyenne hors renégociations et rachats progresse : elle s'élève à 19 ans en juillet, soit 5 mois de plus qu'en juillet 2015.
Croissance des crédits à l’habitat contre crédits à la consommation : au final, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers est quasi stable en septembre 2016, de 3,9% en septembre, après 4% en août.
