<p>Alain Lacroix et Dominique Guiseppin (SDH/LPI)</p>
En Auvergne-Rhône-Alpes, les artisans du bâtiment ont fait état d’une fin d’année en demi-teinte. Pour accompagner ses adhérents, la CAPEB régionale a fixé plusieurs priorités pour 2017.
La CAPEB organisait il y a quelques jours une conférence de presse pour faire un point sur la conjoncture régionale dans l’artisanat du bâtiment au cours du quatrième trimestre de l’année. Etaient présents plusieurs représentants de la CAPEB Auvergne Rhône-Alpes, dont Alain Lacroix, chef d’une entreprise artisanale de peinture dans les environs d’Aurillac et vice-président délégué au niveau régional, et Dominique Guiseppin, lui aussi dirigeant d’une entreprise de peinture et président régional .
La confédération a tout d’abord présenté la situation de la conjoncture du bâtiment dans la grande Région en dévoilant une étude réalisée auprès des entreprises artisanales du bâtiment dans les 12 départements de la grande région. Cette photographie du marché a rendu compte d’une reprise hétérogène. «Si on observe des prémisses de reprise économique, elle s’illustre surtout dans la rénovation, et dans les grandes métropoles. Dans les départements, sur le terrain, dans la ruralité, le ressenti des artisans est quand même encore tout autre » explique Alain Lacroix, qui évoque également la concurrence de plateformes en ligne, et le rôle négatif des travailleurs détachés. Ce poids de la concurrence et de la main d’œuvre étrangère, qui pousse les entreprises à baisser leurs prix et leur marges, est évoqué par 78% des répondants.
La CAPEB mobilisée contre les dérives du détachement
Sur la question du détachement, les entreprises sont assez satisfaites de l’action de l’Etat, comme le précise Dominique Guiseppin: « on lutte activement contre le travail illégal. L’Etat nous aide bien : le préfet de Région est assez efficace sur ce point». Dernièrement, on se souvient que plusieurs entreprises fraudeuses avaient été sanctionnées dans la Métropole de Lyon. « Ce qui nous gêne, ce n’est pas que les travailleurs étrangers viennent chez nous, c’est simplement qu’ils ne supportent pas les mêmes charges » ajoute le président de la CAPEB régionale.
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