<p>(SDH/LPI)</p>
Immonot.com a fait part de son étude bimestrielle auprès des études notariales. Celles-ci ont fait état d’une bonne fin d’année 2016. Mais elles s’avèrent néanmoins prudentes pour l’année en cours.
Immonot.com a fait état, comme tous les deux mois, de son point sur le marché immobilier, issu d’une enquête nationale réalisée en décembre 2016 auprès d’études notariales réparties sur toute la France.
Le portail note que c’est la première fois depuis la crise de 2008 qu’il y a un tel consensus parmi le panel étudié par Immonot, « la moitié des négociateurs ayant constaté une nette amélioration de leur activité en cette fin d’année 2016 ». Pour le début 2017, leurs prévisions sont cependant un peu moins optimistes, ceux-ci ne croyant pas que l’engouement sur le marché immobilier puisse se maintenir durablement.
Sur le front des prix, la hausse de l’activité s’est aussi traduite par une meilleure orientation de ceux-ci, « mais sans véritable percée ». Les notaires n’étaient, en décembre, plus que 9 % à prévoir une baisse des prix, contre 20 % en octobre. Ils étaient 85 % à miser sur une stabilité, contre 70 % deux mois plus tôt. Seules quelques grandes villes, comme Bordeaux, Paris, Lyon et Nantes, voient des hausses très sensibles de taux. Le portail cite une négociatrice basée à Bordeaux, où l’environnement est très favorable avec une augmentation annuelle de 5 %. Celle-ci parle d’« un marché tendu avec peu d'offres de vente, plus d'acquéreurs que de vendeurs grâce à des taux bancaires particulièrement bas ». Au niveau des terrains, les appréciations des négociateurs sont proches de celles constatées sur les biens, avec des hausses ne dépassant pas 5 %.
Profiter des conditions actuelles
L’évolution favorable de plus long terme apparaît beaucoup plus incertaine. Les notaires conseillent de profiter rapidement des conditions de marché actuelles. 69% des notaires interrogés privilégient en effet la vente d’un bien existant avant le rachat d’un logement. Ils étaient 57 % il y a deux mois. Pour les terrains, les proportions passent de 44% à 53%. « Ce regain de prudence s’explique essentiellement par la perspective d’une augmentation des taux dans un avenir plus ou moins proche. Celle-ci aurait pour conséquence une faiblesse des prix à la vente et une augmentation des coûts d’achat ce qui ne favoriserait, en aucune façon, les transactions immobilières » explique le Professeur Bernard Thion pour Immonot.com.
