<p>(SDH/LPI)</p>
Le gouvernement veut prélever un impôt forfaitaire sur les intérêts des plans d’épargne logements ouverts à partir du 1er janvier prochain, et ce dès la première année.
La perspective d'une hausse de la taxation des revenus des plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier 2018 à 30% passe mal chez Familles de France. L’annonce, réalisée par Bruno Le Maire, a en effet été fustigée par l’association, qui s’oppose à une telle mesure.
« Le PEL permet à chacun de se constituer une épargne bloquée offrant la possibilité d'obtenir un prêt immobilier et produisant des intérêts dont le taux de rémunération a certes baissé en 2 ans, passant de 2,5 % à 1 % depuis le 1er août 2016, il bénéficie d'une exonération d'impôt sur le revenu jusqu'à la veille de son 12e anniversaire. Le PEL est donc un placement populaire autant apprécié des français que le livret A et il constitue une aide précieuse dans l'acquisition d'un logement », souligne Familles de France.
Le gouvernement veut prélever sur les intérêts des PEL ouverts à partir du 1er janvier 2018 un impôt forfaitaire de 30% et ce dès la première année. Et pour les PEL ouverts avant cette date, l’exonération ne serait pas totale. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% s'appliquerait sur les intérêts produits dès la douzième année.
La proposition ne va, selon elle, « ni faciliter ni encourager leurs démarches en vue d'accéder à la propriété, l'épargne en faveur du logement devenant moins rémunérée que le livret A ». Elle empêchera, selon l’association, « les familles les plus modestes de constituer une épargne leur permettant de devenir propriétaire ».
