<p>Conseil de la Métropole de Lyon (SDH/LPI)</p>
Le Conseil de la Métropole de Lyon a tiré la semaine dernière le bilan de la concertation préalable et adopté l’arrêt de projet de PLU-H. Même si certaines critiques se sont faites jour, la volonté de dialogue de l’exécutif a été saluée par une majeure partie des groupes politiques.
Le Conseil de la Métropole de Lyon a voté lundi 11 septembre en faveur de l’arrêt de projet du plan local d’urbanisme tenant lieu de programme local de l’habitat (PLU-H), outil juridique majeur. Celui-ci permet en effet de réglementer le droit des sols sur le territoire métropolitain à partir de grands objectifs définis en matière d’habitat, de développement économique, et d’environnement. C’est au sein de ce document que sont définis la destination des terrains, leur constructibilité, et la forme des constructions lorsque les terrains permettent celles-ci.
Ce PLU-H détermine le visage de la Métropole au travers de quatre enjeux, à savoir le renforcement de son dynamisme économique, le développement d’une agglomération solidaire et équilibrée, l’environnement, mais aussi sa contribution à l’attractivité et le rayonnement de celle-ci. Notons que c’est la première fois, au sein de l’agglomération, que ce plan local d’urbanisme intègre la dimension de l’habitat. « C’est le plus important PLU-H en France associant le volet urbanisme et habitat », a rappelé, avant le vote, Michel le Faou, vice-président de la Métropole en charge de l’urbanisme, de l’habitat, du renouvellement urbain, et du cadre de vie. Le plan couvre en effet une superficie de 55.000 hectares et 220.000 parcelles. Le jour de la présentation du vote, le PLU-H était ainsi compilé au sein de 8 cartons, contenant 1356 pièces pesant au total 130 kilos, soit 30 de plus que le précédent PLU, a précisé l’élu.
Longue concertation
Cette révision du PLU-H s’est étalée sur 5 ans, avant d’aboutir lundi dernier à l’arrêt d’un projet définitif. Elle avait été initiée en avril 2012 par le conseil communautaire du Grand Lyon. Gérard Collomb était alors président de la communauté urbaine, et Martine David vice-présidente en charge du PLU. Une longue concertation préalable s’était ensuite été engagée du 31 mai 2012 au 31 décembre 2016, dans le but de bâtir un projet partagé entre habitants, partenaires institutionnels et professionnels, associations et autres structures représentatives de la société civile. La contribution des acteurs économiques s’est matérialisée au travers de 17 instances représentatives des professionnels de l’habitat, dont des professionnels de l’immobilier, de la construction, du logement social, de l’architecture, des aménageurs, des notaires...
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