<p>Gilles Courteix (SDH/LPI)</p>
Gilles Courteix est le président de la fédération régionale du bâtiment (FFB Auvergne-Rhône-Alpes). Il évoque les récentes mesures inscrites dans le projet de loi de finances 2018, et la charte de bonnes pratiques signée avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Lors de la visite d’Emmanuel Macron aux 24 heures du bâtiment, une modification du projet initial de réforme du PTZ a été annoncée. Est-ce que cette retour – partiel – en arrière du gouvernement vous apparait suffisant ?
Nous sommes déjà contents d’avoir obtenu cette avancée. Mais nous avons encore besoin d’avancer sur d’autres sujets, comme la fin du dispositif Pinel en zone B2. Lorsque vous voyez qu’une ville comme Valence ou une ville comme Montélimar sont classées en B2, une telle mesure nous parait assez surprenante. C’est un sujet important pour nous : il y a aujourd’hui un problème de fracture territoriale au niveau de la grande Région Auvergne-Rhône-Alpes. Les métropoles avancent et vont tirer l’activité vers le haut. Mais il ne faut pas qu’elles avancent en oubliant nos territoires, nos départements, et que l’économie que l’on créée sur la Métropole se fasse entièrement au détriment de nos territoires.
Notre souhait est de continuer à faire passer le message. On est à la manœuvre, on est très proche au niveau national des ministères. On travaille avec eux pour leur faire comprendre que la mesure qui a été prise est vitale, mais n’est pas suffisante. Si nous n’avions pas obtenu cela, on aurait pu perdre entre 45.000 et 50.000 logements. Avec le maintien du PTZ au niveau de 20%, on pourrait perdre entre 10.000 et 15.000 constructions. Ces constructions-là, ce sont plutôt des primo-accédants qui veulent rester sur leur territoire. C’est très important…
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