<p>Michel Le Faou (SDH/LPI)</p>
Michel le Faou est adjoint au maire de Lyon et vice-président de la Métropole délégué à l’urbanisme, au renouvellement urbain, à l’habitat et au cadre de vie. Lyon Pôle Immo évoque avec lui deux chantiers : Part-Dieu et le déclassement de l’A6-A7.
Le chantier Part-Dieu est-t-il pour l’heure dans les temps?
Oui. Nous avions prévu la fermeture du boulevard Vivier-Merle au 28 mai. Il est depuis cette date fermé. Sa réouverture est planifiée début 2020, et j’espère même un peu avant. Sur la gare, les travaux préalables à la démolition sont en train d’être engagés sur l’un des deux hôtels. Ce sera bientôt le cas pour l’autre. Amallia (NDLR : Action Logement) va déménager dans le Sky Avenue à l’été ou à la rentrée. Après, la démolition pourra être engagée. Avant cela, la démolition de l’immeuble B2 (NDLR : l’une des immeubles entourant la place Béraudier un peu à droite de l’immeuble de l’ex-horloge) aura été engagée. Les travaux préparatoires à la mise en œuvre du chantier sont déjà en train d’être réalisés.
Cette emprise servira notamment à la construction du programme To-Lyon…
Oui. Elle servira à l’agrandissement de l’espace public, la réalisation de l’hôtel et du To-Lyon.
To-Lyon sera donc dans les clous ?
Oui. Pour l’instant, je n’ai pas d’alerte qui me ferait dire le contraire. Tout cela est imbriqué. Si on prend du retard sur une pièce, c’est l’ensemble qui prend du retard. Est imbriqué avec To-Lyon le parking souterrain sous la place Béraudier, la place basse, et la galerie de liaison entre la gare et l’avenue Georges Pompidou, où seront localisés les commerces, ventes de billets, et gestion commerciale de la SNCF.
Concernant le déclassement de l’A6-A7, où en est le processus et quelles sont les prochaines étapes ?
Il y a eu une phase de concertation préalable. L’objectif est de pouvoir engager des travaux d’ici 2020, notamment côté sud du côté de Pierre-Bénite. Nous n’allons pas transformer radicalement l’autoroute, mais déjà marquer le fait que nous ne sommes plus sur l’autoroute, en apportant de la végétalisation, mais aussi via les marquages au sol. Ceci permettra de faire comprendre aux automobilistes que nous ne sommes plus sur un axe autoroutier mais sur un futur boulevard urbain. Il y a tout un séquençage des travaux qui nous mène jusqu’en 2030.
Envisagez-vous, au nord comme au sud de passer de 90 km/heure à 70 km/heure
Pour l’instant, rien n’est défini, mais à terme, avec un boulevard urbain, nous serons dans une notion de vitesse apaisée.
