<p>(SDH/LPI)</p>
La fédération des promoteurs immobiliers a publié jeudi ses chiffres de ventes de logements neufs en France et dans l’agglomération lyonnaise.
Les chiffres des ventes de logements neufs ont été publiés ce jeudi par la fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Les réservations de logements neufs sont en hausse de 1,4% en France, à 40.686 logements. Sur le premier semestre, elles baissent en revanche de 4%, après avoir baissé de plus de 10% au premier trimestre.
Les chiffres de la FPI montrent en outre une baisse assez sensible des réservations de logements pour le deuxième trimestre dans la Métropole de Lyon. Celles-ci se sont en effet élevées à 1.614 logements, soit un net repli de 16% par rapport au 2ème trimestre 2017. Conséquence d’une nette baisse de 18% des ventes aux investisseurs. « Elle semble résulter d’une offre trop rare, de prix trop élevés et d’une méfiance accrue des potentiels acquéreurs depuis la mise en place de l’IFI », note la fédération des promoteurs immobiliers. Les investisseurs privés ne représentent plus que 37% des réservations pour ce premier trimestre avec 602 réservations.
Inversement, on notera que les ventes aux acquéreurs occupants sont en légère augmentation (2%) par rapport au second trimestre 2017, avec 746 réservations de logements, soit 46% des réservations. Les ventes en bloc se montent pour leur part à 266 logements, soit 16% des contrats conclus au 2ème trimestre 2018.
Mises en vente en chute libre
Comme au niveau national, les mises en vente sont en très nette chute au 2ème trimestre 2018, à 1.078 logements mis en vente sur l’aire urbaine de Lyon, ce qui représente une « baisse massive » de 45% par rapport au 2ème trimestre 2017. « Le renouvellement de l’offre apparait insuffisant », note la FPI. Les causes peuvent être liées à la difficulté d’acquérir des terrains, et « à l’allongement des délais de préinstruction des autorisations à construire aux recours abusifs qui retardent l’arrivée de nouvelles opérations sur le marché voire bloquent les projets sur de longues périodes ».
« Par ailleurs, avec la révision du PLU-H de la Métropole de Lyon, l’utilisation des sursis à statuer dans certaines communes constitue une réelle tentation qui ne facilite pas le renouvellement de l’offre », ajoute la FPI.
L’offre commerciale disponible recule à sur 12 mois à 4.255 logements, ce qui représente une baisse de 23% par rapport au 2ème trimestre 2017. Elle constitue un stock de 10 mois de commercialisation et traduit la tension du marché lyonnais.
Malgré la baisse des ventes, la contrainte sur l’offre commerciale conduit à une tension sur le prix moyen. Au 2ème trimestre 2018, celui-ci est en hausse de 3% à 4.191€/m² sur l’aire urbaine de Lyon par rapport au 2 ème trimestre 2017.
