<p>Jacques Chanut, président de la FFB (DR)</p>
La FFB et la CAPEB ont salué le retour de l’éligibilité au CITE à 15 % du remplacement des fenêtres à simple vitrage dès le 1erjanvier 2019.
François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé le retour de l’éligibilité au CITE à 15 % du remplacement des fenêtres à simple vitrage dès le 1er janvier 2019, avec un plafond à 100 € d’aide par fenêtre.
C’est, selon la fédération française du bâtiment, « une très bonne nouvelle, qui correspond à la demande formulée par la FFB depuis le début 2018 ». Cette mesure doit selon elle « être saluée car elle permet de combiner utilement la valorisation des actions engagées par les artisans et entrepreneurs du secteur en termes de formation et de qualification RGE, avec une mesure utile contre la fracture territoriale favorisant le pouvoir d’achat des ménages ».
« Elle permet ainsi de favoriser l’emploi et l’activité dans le bâtiment tout en permettant une forme de continuité nécessaire en faveur de la lutte contre le changement climatique », ajoute la FFB.
Une mesure qui va « soutenir la rénovation énergétique du logement »
Celle-ci rappelle que la mesure avait bénéficié du soutien du président du Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique, Thierry Repentin, et des deux animateurs du Plan de rénovation énergétique des bâtiments, Marjolaine Meynier-Millefert, députée de l’Isère, et Alain Maugard, président de Qualibat. La FFB a par ailleurs noté « l’appui constant » de Julien Denormandie, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement.
Tous « ont permis d’appuyer la demande portée par le ministre, François De Rugy », applaudit l’organisation. « Cette mesure dont la FFB se félicite, permettra de soutenir la rénovation énergétique du logement, alors que cette action, reconnue comme efficace dans l’étude récente de Ademe-CSTB, correspond aussi au point d’entrée le plus utilisé dans un cheminement vers une véritable performance énergétique dans les logements existants », a indiqué Jacques Chanut, président de la FFB.
La CAPEB tout aussi satisfaite
Son homologue de la CAPEB, Patrick Liébus, a lui aussi salué l’annonce. Depuis juin, date à laquelle le remplacement des fenêtres anciennes avait été exclu du périmètre du CITE, la confédération des petites entreprises du bâtiment avait elle aussi appelé à un retour en arrière. « Cette mesure avait suscité la colère et l’incompréhension de tout le secteur du bâtiment, auquel le Gouvernement fixait en parallèle un objectif plus qu’ambitieux en matière de rénovation énergétique : 500 000 logements rénovés par an », a indiqué la CAPEB.
« Il n’y avait aucune raison d’exclure le remplacement des menuiseries vétustes du CITE. Sitôt entrée en vigueur, cette mesure a fait chuter l’activité des entreprises de menuiserie et mis un coup de frein aux travaux de rénovation énergétique, qui sont pourtant une urgence pour le pays. Toutes nos rencontres avec les représentants du Gouvernement ont fini par porter leurs fruits : nous avons convaincu sur la pertinence économique, écologique et sociale d’un élargissement du périmètre du CITE à l’ensemble des travaux ayant un impact sur la performance énergétique des logements» se félicite Patrick Liébus, président de la CAPEB.
Le ministre « a enfin entendu notre appel et engage aujourd’hui une mesure concrète en faveur de la rénovation énergétique », a-t-il indiqué. « Le crédit d’impôt pour le remplacement des fenêtres est ce que l’on appelle un dispositif vertueux : bon pour les Français, bon pour la planète et bon pour les entreprises ! »
