<p>(SDH/LPI)</p>
Celui-ci a fait état mercredi d’une étude sur le marché immobilier lyonnais.
LPI-Seloger a fait état ce mercredi d’une étude sur le marché lyonnais, qui reste plus que jamais déséquilibré. On compte en effet, selon l’observatoire, un logement à vendre pour trois acheteurs. LPI-Seloger observe toutefois un léger tassement du prix de l’immobilier ainsi que des ventes.
«Compte tenu de la dichotomie qui existe entre le niveau de prix atteint par l’immobilier ancien dans les grandes villes et les revenus des Français, force est de constater qu’en dépit des conditions de crédit avantageuses, le nombre des candidats à l’achat est à la baisse. Lyon ne déroge pas à la règle », note l’observatoire.
David Boulanger, mandataire immobilier indépendant chez IAD cité par LPI-Seloger, note ainsi une baisse de l’activité immobilière dans le centre de Lyon. Selon l’observatoire, les transactions ont tendance à se tasser, et la hausse annuelle des prix à fin janvier 2019 (+ 6,4 %) ne doit pas masquer le fait que le marché immobilier lyonnais tend à s’assagir. Selon Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, « le ralentissement se confirme ». A Lyon, il faut, selon la structure, compter 4.613 €/m² en moyenne, et le budget moyen d’un logement ancien y est de 355.249 euros. Le délai d’écoulement est, en moyenne, de 56 jours entre le moment où l’annonce est publiée sur SeLoger et celui où elle est retirée.
Certains biens très recherchés
À Lyon, bien que le marché soit tendu, tout ne se vend pas à n’importe quel prix. Certains biens sont plus recherchés que d’autres avec des logements des années 70 (et leurs charges XXL) bien moins prisés que les 4 pièces, qui intéressent énormément les familles, notamment dans le IIe arrondissement ou à La Croix-Rousse.
Le prix moyen à Lyon s’établit à 5.000 euros le m² dans 3 arrondissements. Les quartiers les plus chers restent le IIe (place Bellecour, rue de la République) et le VIe (cours Franklin Roosevelt, avenue de Saxe). Sur la Presqu’Île, il faut, selon LPI-Seloger, compter 6.247 € par m² et 5.751 € vers le parc de la Tête d’Or. En outre, dans 3 arrondissements de Lyon, on constate que le m² dans l’ancien y dépasse 5.000 €.
Inversement, malgré une progression de près de 10 % sur l’année, la moyenne pour un appartement ancien dans le neuvième arrondissement de Lyon, qui comprend le quartier de La Duchère, se limite à 3 468 €/m², ce qui permet à cet arrondissement d’être le moins cher de la ville. Enfin, on note qu’à Villeurbanne, les prix des logements s’alignent sur ceux de Lyon. Les prix relevés dans la partie limitrophe de Lyon (Villeurbanne-République, proximité de la Tête d’Or) tendent ainsi à s’aligner sur ceux de sa voisine.
