<p>Eric Piolle (SDH/LPI)</p>
Éric Piolle avait pris mercredi dernier dernier un arrêté « anti-mise à la rue », enjoignant les bailleurs à trouver une solution de relogement lors de toutes expulsions.
La FNAIM a critiqué un arrêté « anti-mise à la rue » du maire de Grenoble, qui enjoint les bailleurs à trouver une solution de relogement lors de toutes les expulsions. Éric Piolle, maire EELV de Grenoble avait pris cet arrêté « anti-mise à la rue » mercredi dernier. Il enjoignait les bailleurs à trouver une solution de relogement lors de toutes expulsions. « La FNAIM, par la voix de son président Jean-Marc Torrollion, regrette cette décision inique qui caricature le débat et fait endosser aux propriétaires une responsabilité qui n’est pas la leur en déchargeant les pouvoirs publics de leur devoir », a indiqué la fédération.
La FNAIM rappelle que la loi du 5 mars 2007 avait d’ores et déjà instauré un droit au logement opposable, avec l’obligation de reloger les personnes en difficulté par tous les moyens utiles. Elle rappelle donc les responsabilités de l’État en matière de logement opposable : « il appartient aux préfets d’être les bras armés du respect de cette loi DALO (Droit au logement opposable) sur tout le territoire ».
« Certes, le bilan de la loi DALO n’est pas glorieux. Faut-il pour cela transférer sur les propriétaires la mission assignée à la collectivité publique ? Cette démission est trop facile. Elle est surtout inique», indique Jean-Marc Torrollion, président de la Fédération Nationale de l’Immobilier.
La FNAIM rappelle en outre que la mission confiée par le Premier ministre au député Mickaël Nogal a notamment pour mission d’augmenter la place de l’intermédiation dans la gestion locative. Pour la fédération, « une conséquence vertueuse sera de limiter les contentieux locatifs et de faire baisser les situations extrêmes qui mènent à l’expulsion ».
