<p>(INSEE)</p>
L’INSEE a présenté ce matin son bilan de l’emploi salarié durant la période.
L'Insee Auvergne-Rhône-Alpes a publie ce lundi sa publication trimestrielle sur la conjoncture économique de la région, portant sur le deuxième trimestre. Et selon l’institut statistique, l’escalade protectionniste entre la Chine et les États-Unis et des incertitudes liées au Brexit a joué négativement sur l’environnement international. « L’activité de la zone euro ralentirait, passant de +1,9% à +1,2% en 2019 », note l’INSEE.
En France, la croissance demeure à +0,3% au deuxième trimestre, comme au trimestre précédent, soutenue par la demande intérieure. « La consommation des ménages a crû à un rythme modeste mais régulier grâce aux gains de pouvoir d’achat. Le taux de chômage s’est replié à 8,5 % grâce aux 50 000 créations nettes d’emploi. L’investissement privé comme public a été dynamique, notamment dans la construction. Le PIB progresserait régulièrement jusqu’à la fin de l’année (+ 0,3 % par trimestre), malgré une contribution nulle du commerce extérieur », note l’INSEE.
Augmentation de 0,1% de l’emploi salarié en Auvergne-Rhône-Alpes
L’emploi salarié total augmente de 0,1% en Auvergne-Rhône-Alpes au deuxième trimestre, ce qui constitue un ralentissement pour le troisième trimestre consécutif. Côté départements, la Drôme se démarque avec une croissance de +0,6%, contribuant pour plus d’un quart aux gains régionaux.
Autre élément à noter : le nombre d’intérimaires recule ce trimestre de 1,2 % dans la région. Des disparités sont à relever toutefois selon les départements, avec une stabilité pour l‘Allier, l’Ardèche et la Savoie mais un repli de 9,6 % pour le Cantal. Le chômage baisse un peu plus faiblement qu’au niveau national.
En taux, il s’élève à 7,3% dans la région et varie de 5% dans le Cantal à 9,3 % dans la Drôme. Les créations d’entreprises enregistrent une progression de 2% par rapport au trimestre précédent, à 24.150 unités. La création de micro-entreprises marque néanmoins un arrêt. « La région bat cependant à nouveau son record de créations d’entreprises pour le septième trimestre consécutif (+ 20,7 % sur un an) », précise l’INSEE.
Côté construction, les autorisations de logements délivrées progressent de 2,2% au 2e trimestre, mais reculent lourdement sur un an. L’activité hôtelière printanière s’intensifie à 5,6 millions de nuitées. En avril et juin, celle-ci a été particulièrement active, tandis que le mois de mai a pâti d’une météorologie et d’un calendrier défavorable.
