<p>Le Léman Express (Auvergne-Rhône-Alpes)</p>
La ligne transfrontalière a été inaugurée jeudi dernier par les acteurs suisses et français.
La ligne transfrontalière Léman Express a été inaugurée jeudi dernier par les acteurs suisses et français, dont le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. Dimanche, le premier train du Léman Express quittait Coppet, mais subissait des perturbations du fait des grèves en France.
210 millions d’euros investis
L’infrastructure n’en demeure pas moins essentielle. Pour répondre aux enjeux de mobilité de masse du territoire, 210 millions d’euros ont été investis par la Région à l’achat de 17 rames Régiolis d’Alstom, dédiées au Léman Express. Ces trains nouvelle génération ont été adaptés aux spécificités de la ligne transfrontalière franco-suisse. Ils peuvent ainsi circuler sous plusieurs types de tensions électriques.
Les Regiolis Léman Express ont été configurés en version péri-urbaine. Chaque rame de 72 mètres de long peut ainsi transporter jusqu’à 204 voyageurs assis, à une vitesse maximale de 140 km/h, conformément à l’homologation suisse.
Pour optimiser la fluidité des échanges et réduire le temps d’arrêt en gare, les Regiolis Léman Express sont équipés d’un plancher bas, avec sept portes de chaque côté, et une grande zone d’accueil sur les plateformes. L’intérieur, adapté aux personnes à mobilité réduite, offre un confort accru avec des sièges équipés de liseuses individuelles, de prises électriques, ainsi qu’aux espaces dédiés aux vélos et aux bagages.
La qualité du trajet est également améliorée grâce à de larges baies vitrées et un niveau sonore réduit. Dix trains supplémentaires déployés sur le territoire La Région a commandé 10 trains Regiolis de type Léman Express supplémentaires. Ils seront déployés principalement dans le Nord-Est de la Région, Ain, Haute-Savoie, Savoie, pour créer une flotte homogène et moderne sur ce secteur en développement. ❖
55 millions d’euros pour relier Auvergne-Rhône-Alpes à Genève
Pour créer le barreau ferroviaire manquant et relier Auvergne-Rhône-Alpes à Genève, la Région a investi 55 millions d’euros. Les deux réseaux communiquent entre eux grâce à la ligne Annemasse-Genève. « La réalisation de l’ouvrage en tranchée et en tunnel permet également de supprimer trois passages à niveau situés en ville d’Annemasse et d’offrir de nouvelles solutions pour les mobilités douces en rendant possible la création d’une voie verte », précise la Région.
La jonction des deux tranchées suisse et française a eu lieu en septembre 2016; puis les travaux se sont poursuivis en 2017 par la pose de la voie, l’électrification et la signalisation ferroviaire. La pose de la voie ferrée, réalisée sur une distance d’1,5 kilomètre, a débuté à la frontière suisse et s’est achevée à environ 500 mètres de la gare d’Annemasse. La jonction des rails français et suisses a eu lieu en septembre 2018. Les derniers travaux ont eu lieu en 2018 et 2019 à proximité et dans la gare d’Annemasse. Ainsi, le chantier CEVA France a progressé rapidement et s’est achevé dans le respect des délais estimés.
« Une formidable chance » pour Auvergne-Rhône-Alpes
Pour accueillir le Léman Express et ses voyageurs, les gares ont été redimensionnées et modernisées. La Région a investi 36 millions d’euros dans les gares où il fallait notamment sécuriser le franchissement des voies qui se faisait auparavant en surface. Des passerelles et des souterrains ont été réalisés dans plusieurs gares, notamment sur les quais et le passage souterrain d’Annemasse ou sur l’installation de la passerelle en gare de Thonon. Les gares de Magland et Sallanches ont ainsi fait l’objet d’une modernisation.
Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes s’est félicité de l’inauguration de cette infrastructure. «Le Léman Express est une formidable chance pour notre Région, un exemple fort de ce que nous sommes capables d’accomplir au service des habitants. Fruit d’un travail de coopération étroite avec les départements de l’Ain, de la Haute-Savoie et de la Suisse,il ouvre une nouvelle possibilité de mobilité durable pour désengorger les routes et accélérer notre travail en faveur de la qualité de l’air », a-t-il souligné.
Il rappelle que le bassin de vie du Grand Genève est un territoire en pleine expansion démographique, touristique et économique, et que cette nouvelle ligne « répond aux enjeux qui l’accompagnent en offrant un service de transport pour 50.000 voyageurs quotidiens ». « En réalisant cette infrastructure, nous répondons à la vocation d’Auvergne-Rhône-Alpes de préparer l’avenir», affirme-t-il
Pour la vice-présidente de la Région en charge des transports, Martine Guibert, «il s’agit du plus important projet de création d’offre ferroviaire de la décennie dans notre Région. C’est un véritable RER transfrontalier, un outil puissant de transport collectif entre la France et laSuisse au service des habitants, du développement économique et de la qualité de l’air de notre territoire. »

Pourquoi les 17 Alstom Regiolis ont coûté EUR 210 mio, alors que les 23 Flirt des CFF ont coûté CHF 230 mio, soit env.EUR 210 mio.
Les Regiolis ont donc coûté 30 % de plus que les trains suisse, qui sont parfaitement équivalant si on ne veut pas dire plus performant.