<p>Vue du parc de Parilly au niveau de la plaine de jeux (Nouill / Creative Commons Attribution-Share Alike 3)</p>
La mortalité des arbres dans ce parc situé sur les communes de Bron et Vénissieux est assez forte, avec 740 arbres abattus.
Les effets du réchauffement climatique se font aussi sentir sur les arbres de la Métropole. Depuis un an, le parc de Parilly fait face à une recrudescence de la mortalité de certains de ses arbres. Lors de l'hiver 2018-2019, 740 arbres avaient dû être abattus soit près de 5% du patrimoine total du parc (18 000 arbres environ sur l’ensemble du parc). Une forte mortalité des arbres du parc est de nouveau constatée depuis le printemps 2019, où l’on constate 550 arbres supplémentaires devant être prochainement abattus.
Campagne de plantation
Une campagne de plantation a toutefois été initiée l’hiver dernier par la Métropole, et ce sont plus de 500 arbres et 650 arbustes qui ont été plantés pour palier à la disparition de tous ces arbres. « La plantation à venir d’un millier d’arbres et près de 2 000 arbustes pour l’hiver 2019-2020 est programmée avec la création de zones de boisements et de haies champêtres », note la Métropole.
« Les abattages réalisés – pour d’évidentes raisons de sécurité pour les usagers du parc - ne concernent que des arbres morts sur pied ou dépérissant, ou présentant des blessures ou pathogènes (champignons lignivores notamment) qui engagent un risque de chute ou de casse. La forte mortalité des arbres est un phénomène constaté bien au-delà des limites du parc, à l’échelle métropolitaine et même nationale. Ce sont les conséquences directes des étés successifs de plus en plus chauds, secs, et longs, qui semblent être à l’origine d’un affaiblissement généralisé des boisements, et d’un dépérissement des espèces les plus sensibles (hêtres, charmes, érables plane…) », indique la Métropole.
Mix en matière de plantations
Certaines essences plus sensibles à ce type de météo sont particulièrement affectées, comme les mélèzes, hêtres et charmes. Le pin est l’espèce désormais la plus touchée. « L’objectif est de replanter sur les zones qui sont particulièrement impactées par les mortalités : les Essarts, et la plaine au niveau du boulevard de Parilly, ainsi que sur les entrées du Parc », précise la Métropole.
Au niveau de la palette végétale, l’objectif est de composer un mix selon les zones plantées, avec une palette champêtre locale, en privilégiant parfois la végétation spontanée (ormes, sorbiers, noyers, pommiers sauvages, cornouillers, fusains…), mais aussi une palette « méditerranéenne locale » qui ne craint pas le gel, afin d’avoir des végétaux adaptés aux étés de plus en plus secs, chauds et longs (chênes pubescents, chênes verts, cytises, érables de Montpellier, frênes à fleurs filaires à larges feuilles, baguenaudier, arbres à perruque…). Le mix comprend également une gamme plus horticole pour les entrées et les zones fréquentées pour amener un peu plus de fleurs, et une transition avec les espaces verts urbains alentours (pistachiers, faux ormes de Sibérie, lavandes d’Afghanistan, céanothes…).
Les collèges impliqués
Afin de favoriser et augmenter la biodiversité du parc, « diverses actions de gestion et aménagements ponctuels sont réalisés ou en cours de réalisation : création de mares, plantations de massifs arbustifs, protection de zones du public, gestion différenciée des espaces verts avec zones de prairies, mise en places de tas de bois, troncs morts… », note l’institution qui précisent que ces opérations de plantation sont effectuées avec les collèges de la Métropole, qui sont ainsi sensibilisés à la question du réchauffement climatique dans les classes. Elles participent, sur le terrain, à la plantation de nouvelles espèces.
