La société propriétaire historique des Gratte-ciel de Villeurbanne intègre le GIE, qui rassemble déjà plusieurs acteurs, dont Est Métropole Habitat et Rhône Saône Habitat.
Le GIE « La Ville Autrement » a accueilli le mois dernier un nouveau membre. Le 12 décembre, le conseil d’administration du GIE a en effet voté à l’unanimité l’adhésion de la « Société Villeurbannaise d’Urbanisme », la SVU.
La SVU est propriétaire de 1.300 logements au cœur de Villeurbanne et de 25.000 m² de commerces d’activité. Elle est, via sa présence historique aux Gratte-ciel et en tant que gestionnaire d’un patrimoine unique (patrimoine classé Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager), un acteur important du développement urbain de Villeurbanne. Elle apporte au GIE ses compétences de bailleur social et d’opérateur commercial de centre- ville, notamment en termes d’usage et d’animation.
Ceci permet ainsi au GIE de franchir une nouvelle étape de son développement, en renforçant notamment sa capacité de réponse dans un certain nombre de domaines.
Mobilité résidentielle
C’est le cas notamment en matière de mobilité résidentielle. Des demandes de locataires vieillissants du parc d’Est Métropole Habitat ou de Rhône Saône Habitat pourront ainsi être satisfaites via les petits logements en centre-ville gérés par la SVU. Ces mêmes logements pourront aussi être mobilisés dans la réflexion sur les parcours des ménages logés par la Fondation Aralis et par Alynéa.
C’est aussi le cas pou des locataires de la SVU contraints de trouver des logements adaptés à l’évolution de leur situation personnelle et familiale. Le parc d’EMH et l’offre en accession abordable de Rhône Saône Habitat pourront être mobilisés.
Diversification de l’offre «produits»
L’arrivée de la SVU va en outre permettre la diversification de l’offre « produits ». Le GIE propose en effet tous types de logements, de l’hébergement d’urgence à l’accession abordable et sécurisée. La SVU va désormais pouvoir apporter des compétences et un savoir-faire nouveau en matière d’implantation commerciale et tertiaire, des compétences complémentaires et indispensables pour les membres du GIE afin de continuer à se positionner sur les projets d’aménagement. Cette complémentarité est déjà visible sur la ZAC Gratte-Ciel à Villeurbanne, au sein de laquelle le GIE a été désigné pour construire 238 logements et où la SVU gèrera les futurs commerces.
Développement d’une dynamique commerciale
Elle va en outre permettre le développement d’une dynamique commerciale. Le savoir-faire de l’entité nouvellement accueillie permet également au GIE de désormais se positionner sur l’installation de commerces lors des opérations d’acquisition-amélioration de logements dans des immeubles existants et ainsi de proposer une activité commerciale sur des sites où elle n’existe pas.
« Je suis très heureux que le GIE La Ville Autrement, en accueillant la SVU parmi ses membres, se dote de compétences en matière de développement économique et commercial. Je suis persuadé que ce sera un vrai plus pour développer, avec toutes les collectivités qui nous font confiance, des projets urbains attractifs et durables », a déclaré Cédric Van Styvendael, directeur général du GIE
« La SVU est heureuse de rejoindre le GIE La Ville Autrement et de prendre part à ses projets innovants concernant le développement urbain », a pour sa part déclaré Frédéric Thénot, le directeur général de la SVU.
Nouvelles Perspectives pour le GIE
Le GIE est une alliance inédite entre un office HLM (EMH), une coopérative (RHS), une association (ALYNEA), une fondation (ARALIS) et désormais une société d’économie mixte (SVU). Ceci offre des complémentarités innovantes dans les métiers du logement, de l’hébergement et désormais du développement économique et commerciale.
Le GIE adapte sa conduite dans un contexte où la loi de finances fragilise le modèle économique de ses membres. Depuis septembre dernier, le GIE a engagé une réflexion stratégique sur son devenir à 5 ans dans trois principales directions, à savoir « la diversification de son activité (santé, service à la personne, inclusion sociale...) et le développement de sa palette d’intervention (commerces et activités tertiaires, copropriétés dégradées...), l’intégration de nouveaux membres (le GIE est actuellement sollicité par des opérateurs qui agissent sur des champs proches des siens), ou encore l’évolution de son cadre juridique et organisationnel afin de l’adapter à son développement et de le doter d’une capacité financière et juridique pour porter des projets de développement économique et urbain notamment ».
