<p>(LPI-Seloger)</p>
LPI-Seloger a fait état de son dernier baromètre mensuel, qui montre une activité toujours marquée par la fin du confinement.
LPI-Seloger a fait part de son dernier baromètre mensuel, toujours marqué par un rebond de la demande, suite à la fin du confinement. « Le rebond de la demande constaté depuis la sortie du confinement n’a pas été suffisant pour permettre au marché de renouer avec les niveaux d’activité de l’année dernière. Alors que les mois de mars à juin portent habituellement 36 % des ventes de l’année, la crise a déjà privé le marché de 18 % de son activité annuelle qui seront difficiles à compenser en 2020 », analyse le porte-parole du baromètre, Michel Mouillart.
Rebond de l’activité
Ce dernier note que la chute de l’activité, synonyme de raréfaction de l’offre, « renforce donc partout les déséquilibres des marchés et cette situation de pénurie alimente les tensions sur les prix ». Il ajoute que « la contraction de l’offre de crédits bancaires voulue par la Banque de France a provoqué une déformation de la structure du marché ». Celui-ci fait en effet allusion aux recommandations émises par le Haut Conseil de stabilité financière, qui induit une plus grande sélectivité de la part des banques, notamment en termes de durée de prêt et de taux d’effort. Aussi,, de ce fait, les ménages réalisant les achats les moins onéreux qui ne peuvent plus accéder aux crédits immobiliers ont quitté le marché proportionnellement plus que les autres, ce qui alimente la persistance de la hausse des prix des logements anciens, qui se poursuit donc, sans s’affaiblir.
Les prix n’ont ainsi reculé en juin que dans 2% des villes de plus de 100.000 habitants. « En avril et en mai, la baisse des prix concernait 5 % des grandes villes, contre 8 % en mars et 12 % en janvier et en février. Et en juin, les prix signés (mesurés en niveau annuel glissant) ont ainsi augmenté de 5.0 % sur un an, contre + 3.8 % il y a un an à la même époque. La hausse des prix des logements neufs se poursuit à un rythme soutenu. Pourtant, la demande ne s’est pas relevée, au-delà d’un rebond technique associé à la finalisation des projets dont la réalisation avait été interrompue par le confinement», a indiqué le porte-parole.

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