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Bruno Bernard a rencontré ce mardi l’ensemble des membres du fonds de dotation de la Cité de la gastronomie.
Le président de la métropole, Bruno Bernard, rencontrait ce mardi l’ensemble des membres du fonds de dotation de la Cité de la gastronomie, afin de les remercier pour leur engagement depuis l’origine du projet et pour échanger sur la nouvelle vie de ce lieu emblématique, après la résiliation le 15 juin du contrat de délégation de service public (DSP) avec Magma Cultura,
La relance du projet de Cité Internationale de la Gastronomie figurait parmi les dossiers prioritaires de cette rentrée pour Bruno Bernard. Aussi, la Métropole de Lyon a « pris le temps d’analyser les causes de cette résiliation pour ainsi ouvrir une nouvelle page pour la Cité et imaginer, avec toutes les partie-prenantes, un nouveau projet ».
« L’heure est à la reconstruction »
« Par manque de coordination entre les acteurs et de priorisation de nos objectifs, la Cité Internationale de la Gastronomie a été, dans sa première version, un échec que nous pouvons tous regretter. Aujourd’hui l’heure est à la reconstruction avec la définition d’un nouveau concept autour de la thématique santé et nutrition en associant les mécènes, les professionnels de la filière mais aussi les habitants de notre métropole. Cette première rencontre a été une réussite et augure une dynamique collective de travail prometteuse », s’est réjoui dans un communiqué le président de la Métropole de Lyon.
Pour sa part, Thierry de la Tour d’Artaise, président directeur général du Groupe Seb, mécène de la Cité Internationale de la Gastronomie, s’est également voulu positif. Selon lui, « le financement des mécènes n’a pas été vain et a permis de faire revivre ce lieu cher aux Grands Lyonnais. Aujourd’hui, nous devons réinventer la Cité et la faire vivre autour de trois grands piliers : la gastronomie, l'éducation et l'histoire de la cuisine à Lyon ».
Un jury citoyen
Parmi les actions proposées, une consultation citoyenne ambitieuse avec la création d’un jury citoyen sera lancée et « prochainement mis en œuvre ». Mais d’ici là, la Métropole précise que Bruno Bernard « ne souhaite pas voir ce lieu déserté et appelle les partenaires et les mécènes à animer ce lieu en hébergeant des expositions, des événements et en accueillant des expérimentations qui pourraient préfigurer la prochaine Cité de la Gastronomie ».
« Ce lieu privilégié se doit d’accueillir des événements collaboratifs, des débats sur les grands enjeux contemporains de la Gastronomie et mobiliser à la fois les acteurs du monde agricole, des métiers de bouche, du domaine médical, scientifique et de la recherche. Nous devons faire de cette Cité un lieu d’innovation, de créativité, où se fabriquent les politiques de l’alimentation de demain et organiser des conférences, des banquets ou autres démonstrations », a proposé Régis Marcon, membre fondateur et président du comité d’orientation stratégique de la Cité internationale de la gastronomie.
La Métropole de Lyon a, depuis les journées européennes du patrimoine, redonné un accès libre au Dôme des Quatre-Rangs et aux salles de la Charité. Ces lieux ont, à ce jour, accueilli plus de 6.000 visiteurs, indique la Métropole.
