<p>Vue de Saint-Etienne (SDH/LPI)</p>
La préfecture a fait un point sur la poursuite des projets d’amélioration des déplacements multimodaux entre les métropoles de Lyon et Saint-Étienne.
Pascal Mailhos, préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes et préfet du Rhône, a réuni, en fin de semaine dernière en visioconférence, les collectivités, les parlementaires ainsi que les autorités organisatrices de transport pour la quatrième réunion de concertation et de suivi pour l’amélioration des déplacements entre Lyon et Saint-Étienne, en alternative au projet abandonné d’autoroute A45.
« À cette occasion, les participants ont partagé la bonne dynamique des partenariats mis en place dans le cadre de cette démarche entre les différents acteurs publics compétents », souligne la préfecture qui met également en avant l’avancée des actions programmées dès la précédente réunion du comité le 2 décembre 2019.
L’État rappelle que l’année 2020 a permis la concrétisation de nombreux projets, comme la seconde phase de travaux de mise en sécurité de la tranchée couverte de la RN88 à Firminy, la réfection du terre-plein central et des dispositifs de retenue de l’autoroute A7, le prolongement du passage souterrain de la gare de Givors, la régénération des rails et des appareils de voie du viaduc de la Mulatière et le renouvellement d’aiguillages à Rive-de-Gier. « Au total, ce sont plus de 40 millions d’euros qui ont été investis par l’État, les collectivités, les autorités organisatrices de transport et SNCF Réseau en 2020 sur le système multimodal de mobilité entre Saint-Étienne et Lyon », souligne la préfecture.
Priorité de l’Etat
Elle rappelle en outre que la loi d’orientation des mobilités (LOM), promulguée le 24 décembre 2019, fait de l’amélioration de la liaison entre les deux métropoles « une priorité de l’État » avec une enveloppe de 400 millions d’euros à investir d’ici 2027. « Dans ce cadre, l’État est mobilisé avec les acteurs des territoires pour le développement de tous les modes de déplacement adaptés aux besoins des usagers. Il vise plus particulièrement à renforcer l’utilisation du mode ferroviaire et des autres transports collectifs, à améliorer le niveau de service routier, à favoriser le covoiturage et à promouvoir l’intermodalité. La démarche intègre les enjeux de transition écologique et de santé publique », notent les services de l’Etat.
La préfecture a rappelé les principaux projets dont la réalisation est programmée à court et moyen termes, dont l’amélioration des liaisons ferroviaires entre les agglomérations lyonnaises et stéphanoises, avec une augmentation de la capacité d’emport et un gain de régularité des trains. Des études pour augmenter la fréquence des trains sont en cours. Le développement des liaisons ferroviaires périurbaines au sein de l’agglomération stéphanoise va également être étudié.
Elle a également évoqué l’amélioration du rabattement sur les gares et de leur rôle de pôle d’échanges entre modes, ou encore la modernisation des autoroutes A47 et A72 et de la route nationale RN88 pour fluidifier les flux et améliorer les conditions de sécurité (échangeurs, bandes d’arrêt d’urgence et régulation dynamique des vitesses).
Parmi les autres projets envisagés, on peut note l’amélioration, cofinancée par le Conseil départemental du Rhône et l’État, de la fluidité du trafic et des conditions de sécurité des usagers sur la RD 342 qui constitue un itinéraire de délestage de l’autoroute A47. Dans ce cadre et en articulation avec ces travaux routiers, des études vont également être menées pour renforcer l’attractivité des transports en commun. Enfin, l’État évoque l’étude de voies réservées au covoiturage sur l’A7 au Sud de Lyon ainsi que d’aires de covoiturage, notamment sur l’A47, ainsi que le traitement du nœud de Givors-Ternay de l’A47.
De leur côté, les citoyens. sont appelés à répondre à un vaste programme d’enquêtes réalisé actuellement par l’État par téléphone et par internet à l’adresse suivante: www.mobilités-saint-etienne-lyon.fr
