<p>(SDH/LPI)</p>
Les réponses de près de 600 jeunes actifs et étudiants, âgés de 20 à 30 ans ont été exploitées pour déterminer celles-ci.
La FPI et Deloitte ont rendu publics les résultats de leur étude conjointe « la jeune génération et le logement neuf ». Près de 600 jeunes actifs et étudiants, âgés de 20 à 30 ans ont répondu à celle-ci. Leurs attentes à l’égard du logement neuf ont ainsi pu y être synthétisées, avant et après le premier confinement.
L’étude montre que les réponses s’orientent plutôt dans un sens classique, avec une contrainte économique et un besoin de sécurité. « La jeune génération plébiscite la propriété immobilière, avec une préférence marquée (60%) pour le logement neuf, associé à l’idée de qualité, et la pleine propriété (74 %). Dans l’idéal, les jeunes rêvent d’une maison individuelle dans une ville moyenne, proche d’un centre ville, des transports, de la nature et du travail, mais conscients de la réalité économique, le prix reste pour eux le premier critère de choix. Contrairement aux attentes, la connectivité ou l’évolutivité du logement ne paraissaient pas prioritaires avant le confinement », indiquent la FPI et Deloitte.
Mais la jeune génération met néanmoins en avant deux valeurs cardinales, à savoir la conscience environnementale et l’ouverture aux autres. Ils affirment ainsi la nécessité de rénover les logements existants autant que d’en construire de nouveaux, et veulent un logement neuf qui soit durable, avec un fort prisme « énergie », tout en étant prêts à certaines concessions sous la contrainte économique.
L’étude montre que les jeunes sont par ailleurs ouverts à partager des espaces, comme un potager, le stationnement, ainsi que des services, à condition qu’ils ne relèvent pas de l’intime. En outre, l’accessibilité aux personnes handicapées comme aux seniors ressort comme un attribut important du logement neuf. « Pour les trois quart d’entre eux, la mixité sociale dans le logement constitue une chance plus qu’un risque. La quête de sens trouve une réponse dans cette ouverture et ce sens du partage », souligne les deux entités.
Certaines inflexions avec le confinement
Réinterrogés pendant l’épidémie, les jeunes ont adapté certaines réponses. Ainsi, « la polarisation sur le logement individuel dans les villes petites et moyennes se renforce, mais la proximité de la nature recule au profit de celle des services (centre ville, transport) ». Le critère du prix s’efface également derrière d’autres qualités du logement neuf (durable, connecté et spacieux). « Les jeunes sont plus ouverts au partage d’espaces ou de services, en réponse à un besoin de lien social et d’ouverture », soulignent la FPI et Deloitte.
« Des clichés contradictoires s’attachent à cette nouvelle génération : elle serait à la fois militante et individualiste, écologiste et consumériste, ouverte aux expériences collectives et enfermée dans le digital, etc », note Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI France, qui souligne que « l’étude montre qu’elle définit en réalité ses propres codes, entre ruptures et continuité, pour relever les deux défis majeurs qui l’attendent : la contrainte économique et le changement climatique. »
Pour Stéphane Martin, directeur chez Deloitte Conseil, « cette étude nous enseigne que les transformations sociales ne sont jamais aussi rapides qu’on l’imagine, au point que les facteurs de continuité semblent largement prévaloir. Dans un contexte troublé, la jeune génération fait ressortir deux valeurs : conscience environnementale et ouverture aux autres. Nous y voyons le signe que l’humanité continue d’avancer et que chaque génération pousse un peu plus loin les valeurs de la précédente. »
