<p>Le palais de la Bourse de Lyon, siège de la CCI (SDH/LPI)</p>
Ceux-ci souhaitent une date prévisionnelle et de modalités de réouverture des activités événementielles.
Les professionnels de l’événementiel veulent davantage de visibilité pour leurs activités. Le secteur est en effet à l’arrêt quasi-complet depuis le premier confinement, et ceux-ci attendent qu’une date de réouverture soit enfin fixée. Ils proposent pour ce faire « d’apporter leur contribution pour sécuriser le respect des règles sanitaires d’un bout à l’autre du déplacement des visiteurs ».
Le président de la CCI, Philippe Valentin, a une nouvelle fois demandé à l’Etat d’agir en faveur de la filière événementielle, totalement sinistrée, et ce, très récemment, à deux reprises : lors d’une réunion à la Préfecture le 6 janvier, puis lors d’une intervention lors de la venue à Lyon, le 8 janvier, du ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt.
Le territoire de Lyon/Saint-Etienne est le 2° pôle pour l’activité événementielle en France avec près de 18.000 entreprises ayant tout ou partie de leur activité dans cette filière. Or ce secteur est à l’arrêt quasi-complet depuis le premier confinement avec - 80% de CA en 2020, et des perspectives 2021 très sombres.
Plusieurs demandes de la CCI pour le secteur
Au nom des chefs d’entreprise de la filière événementielle de notre territoire, et en lien avec l’Unimev, la CLE et Event Again, la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne demande ainsi au Gouvernement la fixation, à fin janvier, d’une date prévisionnelle et de modalités de réouverture des activités événementielles, avec une suggestion au 31 mars. « Les lieux et les organisateurs accueillant des événements sont des professionnels de la gestion des flux et de la sécurité. Les protocoles sanitaires stricts qu’ils mettront en œuvre garantissent un niveau de sécurité sanitaire bien supérieur à d’autres lieux accueillant du public en nombre actuellement », note la CCI.
« La jauge doit aussi être adaptée à chaque type de lieu. En effet, celle des 1000 personnes ou des 5000 personnes n’a pas de sens sans tenir compte de la taille des espaces mis à disposition ainsi que leur situation. Par exemple, l’application des directives actuelles à un lieu comme Eurexpo équivaut à 1 personne/150 m²… La jauge actuelle est arbitraire et nous demandons que soit appliquée la règle des 4 m 2 par personne et que l’agencement proposé par le lieu soit pris en considération », ajoute-t-elle
Elle a également fait des demandes sur les modalités de réouverture. Il faut selon la CCI « travailler ensemble à un renforcement du respect des règles sanitaires d’un bout à l’autre du déplacement des visiteurs ». Les acteurs proposent de contribuer à identifier, en lien avec les collectivités locales et les acteurs du transport, des bonnes pratiques visant à accroître la sécurisation sanitaire en amont et en aval des lieux événementiels.
Troisième demande de la CCI, celle-ci souhaite des aides spécifiques, comme la possibilité d’être couvert intégralement par les nouvelles mesures exceptionnelles du Gouvernement prises pour le mois de décembre 2020. Elle demande également un fonds de solidarité « augmenté », qui vise à rendre éligibles toutes les entreprises de l’événementiel au nouveau dispositif. Car aujourd’hui, les prestataires de services dédiés n’y sont pas éligibles.
La CCI demande un prolongement des aides existantes (activité partielle, exonération complète des charges sociales patronales depuis juin 2020), jusqu’à la reprise effective de l’activité foires, congrès et salons, soit environ 4 mois après la date officielle de réouverture.
Enfin, la quatrième demande de la CCI est la création d’une incitation fiscale (crédit d’impôt) sur les dépenses événementielles. L’idée est de favoriser le retour de la confiance des annonceurs, sponsors et exposants qui financent une grande partie du modèle économique des événements.
Par ailleurs, les centres de congrès et parcs d’exposition se proposent pour accueillir des centres de vaccination. Ils contribueraient ainsi à accélérer l’effort de vaccination national compte tenu de l’urgence à agir et des compétences de gestion de flux (entrées séparées), des dispositifs sanitaires, des capacités d’accueil (espaces dédiés, places de parking) et des disponibilités de ces espaces.
« A ce jour, le manque de visibilité des entrepreneurs de l’événementiel et du tourisme d’affaires, grandes entreprises ou petites structures est total, et leur moral est au plus bas : 55% d’entre eux disent que le pronostic vital de leur entreprise est engagé à 6 mois », note la CCI.
« Nos professionnels de l’événementiel se battent pour sauver leur entreprise. Il y a urgence à agir. La CCI est sur tous les fronts, au contact direct avec eux comme en relais auprès de l’Etat pour obtenir une perspective de réouverture au 31 mars et une redéfinition des jauges cohérente avec la capacité des lieux. La survie d’entreprises, la pérennité de nombreux emplois et les drames personnels qui en sont la conséquence sont en jeu » a indiqué Philippe Valentin, président de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne lors de la rencontre avec Olivier Dussopt, ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des finances et de la relance, chargé des Comptes publics, à la préfecture du Rhône vendredi 8 janvier.
