<p>Laurent Wauquiez (SDH/LPI)</p>
La Région propose de céder des rames à Railcoop pour l’accompagner dans son projet visant à terme à recréer la ligne voyageurs Bordeaux-Lyon en juin 2022.
Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes était ce samedi en gare de Montluçon pour la présentation du projet de réouverture de la ligne Montluçon-Lyon porté par la coopérative Railcoop. Il était accompagné de Martine Guibert, vice-présidente de la Région déléguée aux transports.
La Région a, à cette occasion, propose d’intervenir auprès de la SNCF pour céder 9 rames de trains à Railcoop, afin d’accompagner la structure dans son projet. Début mars, Railcoop annonçait avoir atteint le seuil requis pour le dépôt de demande de licence ferroviaire voyageurs soit 1,5 million d'euros. C'était la dernière condition à remplir pour ce faire, la coopérative ayant obtenu au préalable une assurance responsabilité civile à hauteur de 45 millions d'euros par an et par sinistre.
Lancer une ligne voyageurs Bordeaux-Lyon en juin 2022
Railcoop est également en train de travailler à l'obtention de son certificat de sécurité, et a, en ce sens, engagé les concertations préalables avec l’Établissement Public de Sécurité Ferroviaire. L'objectif est de lancer une première ligne de fret à la fin 2021, puis la ligne voyageurs Bordeaux-Lyon en juin 2022.
La ligne voyageurs Bordeaux-Lyon permettra également de recréer la ligne Montluçon-Lyon sans correspondance, qui avait « été abandonnée par l’Etat en 2014 », note la Région. « Cette ligne ne viendrait donc pas concurrencer la SNCF, mais apporterait une solution de transport pour l’heure inexistante. Railcoop vise d’ici à 2022, 2 allers-retours chaque jour, avec, à terme, jusqu’à 4 allers-retours par jour. Le temps de trajet est estimé entre 7h29 et 7h59 en moyenne, pour un coût du trajet annoncé à environ 38 euros. Cette ligne desservira, en Auvergne-Rhône-Alpes, les gares de Lyon, Roanne, Saint-Germain-des-Fossés, Gannat et Montluçon, et permettra donc de redynamiser nos gares. Une étude de marché a démontré qu’elle pourrait capter près de 700.000 voyageurs par an », indique la Région.
Besoin de rames
Mais Railcoop doit désormais disposer de rames de train, « un investissement naturellement nécessaire, mais extrêmement coûteux », indique la Région. « Et parce que son projet s’inscrit complètement dans la politique régionale visant à sauver et rénover des petites lignes pour participer au désenclavement des territoires, la Région a décidé de l’accompagner. C’est pourquoi elle a décidé d’intervenir auprès de la SNCF afin de permettra la cession de 9 rames X72500 en fin de vie à Railcoop, à un prix très compétitif. Ces rames auront besoin d’être rénovées, et pourront l’être grâce au travail des ACC, implantées à Clermont-Ferrand », souligne la Région dans un communiqué.
« Ce projet il est plus que symbolique puisque, depuis des années, on ferme des lignes dans notre pays. Et principalement dans les territoires qui en ont le plus besoin. A la Région, depuis le début de notre mandat, notre ligne de conduite, c’est de refuser toutes les fermetures de ligne. Et aucune ligne n’a fermé en Auvergne. Le ferroviaire est un service public central : il désenclave nos territoires et offre des solutions de transport aux habitants. Alors oui, nous sommes favorables au projet de Railcoop, qui en plus ne vient pas concurrencer la SNCF, mais vient simplement rouvrir des lignes qui avaient été abandonnées. Ce projet va redynamiser tout le réseau ferroviaire régional et c’est pourquoi la Région sera à ses côtés. C’est une très bonne nouvelle pour nos territoires et un formidable message d’espoir. Désormais, pour nous et pour Railcoop, la prochaine étape est d’obtenir un véritable soutien financier de la Métropole de Lyon, qui est actuellement loin d’être à la hauteur de l’enjeu», déclare Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
