<p>Olivier Salleron (SDH/LPI)</p>
La fédération française du bâtiment a fait part de sa réaction suite au plan présenté mercredi par le Premier ministre. Pour elle, il s'agit d'un premier signal pour le BTP à rapidement amplifier.
Le plan de résilience a été présenté mercredi par le chef du gouvernement. Et celui-ci contient bien un volet spécifique au BTP. Ont ainsi été intégrés la révision des prix et le gel des pénalités de retard dans les marchés publics, ainsi que l’accélération du calcul des index BT. Ceux-ci constituent des mesures attendues par le secteur.
Bruno Le Maire a par ailleurs appelé à la solidarité de filière dans les marchés privés, y compris en faisant jouer la théorie de l’imprévision : aucun acteur n’aurait en effet intérêt à engranger des profits indus au prétexte de la crise.
Des points à retravailler
La remise de 15 centimes sur les carburants pendant 4 mois et le report des charges fiscales et sociales sont de nature à soulager les trésoreries. Selon la FFB, la protection des trésoreries dans le bâtiment est aujourd’hui un point central. La FFB regrette aussi que la prolongation des prêts garantis par l’État (PGE) déjà signés n’ait pas été retenue, pas plus que la prise en charge de l’activité partielle provoquée par une pénurie de matériaux.
L’annonce par Barbara Pompili de la suppression quasi immédiate de MaPrimeRénov’ à toutes les chaudières gaz est également incompréhensible, fragilisant tout un secteur. Celle-ci doit être retravaillée, selon la FFB.
« Ce plan constitue une première étape et a vocation à évoluer, selon les propos du Premier ministre lui-même. Eu égard à la gravité de la situation pour la profession, la Fédération continuera donc à travailler quotidiennement avec le gouvernement pour relayer les difficultés immédiates des entreprises, renforcer l’action en faveur du bâtiment et alertera les pouvoirs publics en cas de manquement à la solidarité de filière ».
Olivier Salleron, président de la FFB
