<p>Le siège de la Métropole du Grand Lyon (SDH/LPI)</p>
Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour installer des installations photovoltaïques sur plusieurs de ses bâtiments.
La Métropole de Lyon a publié lundi 2 mai un premier appel à manifestation d’intérêt. Celui-ci est ouvert jusqu’au 1er juillet pour solariser les toitures de 11 collèges et d’une chaufferie collective et produire de façon renouvelable l’équivalent de la consommation électrique de 1.000 ménages. La collectivité précise que ces 12 installations permettront d’augmenter de 2 GWh/an la production métropolitaine, en attendant la publication d’autres appels à projets sur les bâtiments de la Métropole dans les mois et années à venir.
« Avec seulement 60 GWh/an d’électricité photovoltaïque produite en 2021, le territoire de la Métropole de Lyon avait pris du retard sur ses objectifs durant la décennie précédente. En réponse aux enjeux, tant internationaux que locaux, en matière de lutte contre le dérèglement climatique et de coût de l’énergie, la Métropole de Lyon souhaite accélérer l’atteinte des objectifs qu’elle s’est fixé dans le Schéma Directeur des Énergies de 2019. L’objectif de 250 GWh d’électricité solaire photovoltaïque produite par an doit être rempli avant 2030. »
Métropole de Lyon
«Une première brique d’une stratégie de développement »
D’autres métropoles avaient lancé il y a quelques années une solarisation de leur patrimoine immobilier, à l’image de Saint-Etienne Métropole, qui avait initié celui-ci en 2019.
« Le territoire de la Métropole de Lyon consomme 6 fois plus d’électricité qu’il n’en produit. A l’heure où la moitié du parc nucléaire français est à l’arrêt pour maintenance ou problèmes technique et que des centrales à gaz tournent pour répondre à la demande, nous devons collectivement prendre notre part dans l’installation de sources d’énergies renouvelables locales. Ces 12 premières toitures sont une première brique d’une stratégie de développement du photovoltaïque inédite pour les années à venir. »
Philippe Guelpa-Bonaro, vice-président délégué au climat, à l’énergie et à la réduction de la publicité
La Métropole de Lyon précise que les porteurs de projets peuvent être soit des opérateurs privés, soit des collectifs citoyens. L’étude des dossiers sera effectuée cet été et les négociations avec les 3 candidats ayant obtenu les meilleures notes pour chaque site à la rentrée, avant le choix final du ou des candidats en octobre. Les collèges sélectionnés pour cet AMI sont Pablo Picasso à Bron, André Lassagne à Caluire-et-Cuire, Jean-Philippe Rameau à Champagne-au-Mont d’Or, Jean de Tournes à Fontaines-sur-Saône, Émile Malfroy à Grigny, Gabriel Rosset à Lyon 7e, Évariste Galois à Meyzieu, Pierre Brossolette à Oullins, Maria Casarès à Rillieux-la-Pape, Jacques Duclos et Henri Barbusse à Vaulx-en-Velin.
La collectivité porte une politique de transition énergétique articulée autour de 2 objectifs, à savoir baisser de 20% les consommations d’énergie d’ici 2030 par rapport à 2013 et doubler la production d’énergies renouvelables et de récupération d’ici 2030 pour atteindre 17% dans la part des consommations métropolitaines. Ces deux objectifs permettront de réduire de 43% les émissions de gaz à effet de serre du territoire par rapport à 2000.
