<p>Olivier Klein (SDH/LPI)</p>
Ce groupe a été lancé ce mercredi par les ministres Agnès Pannier-Runacher et Olivier Klein.
Dans le cadre du Plan « sobriété énergétique », la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, et le ministre délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein, ont réuni lundi les représentants des acteurs publics et privés du secteur du logement, en présence des énergéticiens et d’experts.
Un plan de sobriété énergétique pour réduire de 10% les consommations d’énergie d’ici 2024, et de 40% d’ici 2050 avait été lancé en juin par la Première ministre, Elisabeth Borne, et la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. Pour y parvenir, des groupes de travail ont été lancés par le ministère de la Transition énergétique, mobilisant l’ensemble du Gouvernement : « Etat exemplaire » (29 juin), « Entreprises et organisation du travail » (1er juillet), et « Etablissements recevant du public et grandes surfaces commerciales » (7 juillet). Et un quatrième groupe a été lancé ce mercredi 27 juillet, dédié au secteur du logement par Agnès Pannier-Runacher et Olivier Klein. Les ministres ont rappelé leur pleine mobilisation pour faire la chasse au gaspillage énergétique. Le bâtiment représente en effet près de 45% de la consommation d’énergie finale en France et génère environ 20% des émissions directes de gaz à effet de serre.
Le ministère note que la réunion a été l’occasion pour les experts de RTE, de GRTgaz, mais aussi du Réseau Action Climat, de partager leurs constats sur les grands enjeux énergétiques du secteur. Les acteurs du logement, dans toute leur diversité (promoteurs, syndics, bailleurs sociaux, établissements publics, associations), ont également fait part des actions déjà en place pour réaliser des économies d’énergie, tout en partageant leur détermination à aller plus loin encore.Tous se sont accordés sur la nécessité de faire connaître et appliquer les règles en vigueur.
« En matière de températures dans les bâtiments, le Code de l’Energie fixe des règles très claires : 19°c maximum pour le chauffage et 26°c pour la climatisation. Il a été décidé de davantage communiquer sur ces règles aujourd’hui méconnues, et en particulier sur leurs bénéfices : respecter les 19°c de chauffage, c’est avantageux pour la santé comme pour réduire la facture d’électricité. »
Des actions simples à effet rapide
Les participants ont également fait part de leur volonté de franchir un cap en matière de sobriété énergétique dans les logements, en travaillant à la mise en œuvre d’actions simples à effet rapide, comme mieux faire respecter les consignes de température, notamment les 19° de chauffage, car 1 degré de moins permet 7% de consommation énergétique en moins, mais aussi calorifuger les réseaux d’eau chaude traversant des espaces non chauffés, pour 5 à 10% d’économie d’énergie par an.
Parmi les actions simples, on peut aussi citer le travail sur un meilleur déploiement de l’individualisation des frais de chauffage qui peut permettre un gain de consommation de 15%, l’installation des détecteurs de mouvement afin d’éteindre les lumières inutiles dans les parties communes, et enfin le déploiement des systèmes de pilotage, en particulier de thermostats, qui permettent entre 100 et 200 euros d’économies chaque année.
Plan #Sobriété : nous réunissons avec @OlivierKlein93 les acteurs du logement. Le bâtiment a un poids non-négligeable dans la consommation énergétique. Notre objectif, c’est d’encourager une sobriété d’usage avec des actions très concrètes sur le chauffage, l’eau & l’électricité. pic.twitter.com/YFMsQ3D8Gf
— Agnès Pannier-Runacher 🇫🇷🇪🇺 (@AgnesRunacher) July 27, 2022
Les participants ont également échangé sur l’importance de renforcer les dispositifs de soutien à la rénovation énergétique, comme MaPrimeRénov’. Ce dispositif lancé en janvier 2020 et amplifié depuis le 1er janvier 2021, a été un grand succès l’année dernière avec 650.000 dossiers financés, 2/3 des bénéficiaires étant des ménages aux revenus modestes et très modestes.
Pour traiter l’ensemble des segments du parc, la dynamique de dispositifs comme MaPrimeRénov’ Copropriétés, aide versée au syndicat de copropriétaires pour soutenir la réalisation de travaux de rénovation globale, sera également déterminante, selon le ministère.
La possibilité de mettre en place de nouvelles mesures d’ici le 1er janvier 2023 dans le cadre des dispositifs d’aides à la rénovation énergétique du parc résidentiel privé en faisant évoluer certains aspects de MaPrimeRénov ou en accélérant le raccordement à des réseaux de chaleur via le fonds chaleur a été évoqué.
Un bilan des CEE
Un bilan du dispositif des certificats d’énergie (CEE), qui permet de mobiliser 4 à 6 milliards d’euros par an en faveur de l’efficacité énergétique, a été esquissé. De janvier 2019 à décembre 2021, il a permis de réaliser 2 millions de travaux d’isolation et 800.000 travaux de remplacement de chauffages gaz et fioul. Le dernier trimestre 2021 a vu 10.000 travaux de rénovation globale performante de logements engagés avec le soutien des CEE.
A cette occasion, les ministres ont annoncé un renforcement significatif de cet accompagnement, à hauteur de 4,8 milliards d’euros, à travers une hausse de 25% du niveau d’obligation des CEE, le lancement d’un appel à programmes de 150 millions d’euros pour accompagner les ménages en situation de précarité énergétique, mais aussi l’extension du « Coup de pouce chauffage » aux bâtiments résidentiels collectifs pour le raccordement d’un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur, l’installation d’une pompe à chaleur collective à absorption de type air/eau ou eau/eau ou d’une chaudière biomasse collective.
Un plan d’action d’ici fin septembre
Le groupe « Logement » poursuivra le travail engagé ce mercredi durant tout l’été pour mettre au point un plan d’action simple et opérationnel d’ici fin septembre.
« Avec ce groupe de travail, nous lançons la mobilisation de l’ensemble des acteurs du logement dans toute leur diversité : bailleurs privés et publics, associations de propriétaires et de locataires, promoteurs, syndics, grands groupes… Le bâtiment a un poids non négligeable dans la consommation énergétique et dans les émissions de gaz à effet de serre de notre pays. Ce groupe devra permettre de trouver des solutions pour les réduire. Notre objectif, c’est d’encourager une sobriété d’usage avec des actions très concrètes sur le chauffage, l’eau sanitaire ou l’éclairage. »
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique
« Ce groupe de travail illustre la méthode du Gouvernement qui est d’écouter, de dialoguer et de co-construire avec l’ensemble des parties prenantes. La sobriété énergétique de nos logements est une nécessité. Je souhaite que nous accélérions sur la rénovation avec MaPrimRenov’, en accompagnant mieux et en accompagnant tout le monde, notamment les plus fragiles »
Olivier Klein, ministre délégué à la Ville et au Logement
