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Sur 20 ans et plus, pour sa dernière révision mensuelle, le taux maximal a passé cette barre symbolique.
Les taux d’usure pour le mois de décembre ont été publiés ce mercredi au Journal Officiel. Ils dépassent désormais les 6%, sur 20 ans et plus, à 6,11%. Le taux prudentiel était de 5,11% en novembre. Ce niveau « permet aujourd’hui de limiter de nombre de refus liés à ce taux plafond », note Vousfinancer dans un communiqué. Selon l’intermédiaire, la révision mensuelle des taux d’usure, qui prend fin avec ce taux à plus de 6 %, «aura eu l’effet positif de permettre aux banques de prêter à des niveaux de taux rentables pour elles et donc de revenir sur le marché ». Aussi, « si des baisses de taux s’enclenchent dans les prochains mois, les taux d’usure ne devraient plus poser problème », note le courtier.
Les taux d’usure atteignent, par cette remontée, un niveau inédit depuis 2010. L’intermédiaire calcule que, depuis le début de l’année, les taux d’usure ont augmenté de plus de 2,5 points grâce à la mise en place de la révision mensuelle (dans un premier temps fixée jusqu’en juillet, puis prolongée jusqu’en décembre), passant de 3,57% à 6,11 %, «une remontée très rapide qui n’aurait pas été possible en gardant un rythme de révision trimestrielle», fait remarquer Vousfinancer.
« Depuis janvier, les taux d’usure ont augmenté de plus de 2,5 points, avec pour effet de limiter le nombre de dossiers refusés à cause d’un dépassement de ce taux plafond, ce qui est très positif. Ce qui l’est davantage encore, c’est le retour des banques sur le marché qui, à ce niveau de taux, peuvent à nouveau prêter tout en dégageant de la rentabilité sur les crédits accordés. On note même que certaines d’entre elles stabilisent leurs taux, voire les baissent ! Le pic des taux de crédit a donc surement été atteint… »
Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer
Vers un retour à la révision trimestrielle
Vousfinancer fait remarquer que rien n’indique le la révision mensuelle des taux d’usure devrait se poursuivre. En effet, « la remontée rapide entrainée par cette mesure exceptionnelle a permis une baisse des refus de prêt à cause de ces taux plafonds et un retour des banques sur le marché ».
Selon l’intermédiaire, les taux d’usure ne devraient plus être un problème comme ils l’avaient été lors de la remontée rapide des taux de crédit en 2022, si on s’oriente dans les prochains mois vers une stabilisation des taux, voire vers quelques baisses.
« Quelques banques ont d’ores et déjà commencé à baisser leurs taux de crédits. Ces baisses, si elles se poursuivent, pourraient être prises en compte dans les taux d’usure du 2ème trimestre qui seront à nouveau orientés à la baisse. Les taux d’usure ne posent problème qu’en phase de remontée rapide des taux ou lorsque l’écart entre taux nominaux et taux d’usure est trop faible, comme cela avait été le cas en période de taux très bas. Désormais cet écart est de 1,8 point sur les prêts sur 20 ans par exemple, ce qui laisse de la marge… et avec des taux qui devraient, on l’espère, rebaisser à court ou moyen terme, il ne devrait faire qu’augmenter dans les prochains mois. »
Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer
