Arthur Loyd a fait état de son 7ème baromètre sur l’attractivité et la résilience des métropoles, qui calcule l’impact qu’aura la mise en place de l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN). Le conseil milite pour un moratoire.
Arthur Loyd a fait part de son septième baromètre sur l’attractivité et la résilience des métropoles. Celui-ci a calculé l’impact qu’aura la mise en place de l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN), lequel vise à protéger les sols et lutter contre l’étalement urbain, avec plusieurs objectifs à horizon 2030 et 2050. Le conseil indique dans son analyse que 113.000 hectares vont manquer en France métropolitaine d’ici 2030, pour loger les Français et développer les territoires. Parmi les villes particulièrement touchées, on trouve, en tête de liste, Toulouse, Bordeaux et Nantes.
Le conseil souligne qu’entre 2011 et 2020, la population a progressé de 2 millions d’habitants. La France a dû artificialiser chaque année 23.000 hectares de nouveaux sols pour assurer son développement économique et démographique. Pour chaque nouvel habitant, ce sont 1.129 m² de terrains qui ont été artificialisés, pour construire des logements, des services publics d’enseignement, de soins, de transport, de stockage, ou encore des commerces.
La loi "Climat et Résilience", qui met en place le ZAN à horizon 2050, impose d’abord la division par deux de la consommation de sols naturels, agricoles et forestiers en France d’ici 2030, avant de viser à cesser l’artificialisation des sols à l’horizon 2050.
Une ressource qui devient « rare et limitée »
Arthur Loyd note que si l’espace devient dès aujourd’hui une ressource rare et limitée, cette nouvelle restriction va avoir des incidences sur les territoires, qui sont inégaux face à la loi. L’étude décompte ainsi 20 pôles - des bassins d’emploi INSEE - qui vont concentrer 25 % du nombre total d’hectares manquants en France.

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