<p>Emmanuelle Cosse (SdH/LPI)</p>
Le Mouvement HLM demande au gouvernement de ne pas toucher à la loi SRU.
L’Union nationale des fédérations d’organismes de logement social lance de nouveau un appel à ne pas toucher à la loi SRU, qui organise depuis plus de 20 ans, la production de logements sociaux sur l’ensemble du territoire national. Le Comité exécutif de l'Union sociale pour l'habitat (USH) a lancé, à l'unanimité de ses membres, « un appel à une défense indéfectible de la loi SRU ».
L’USH rappelle « l’attachement des acteurs du logement social à cette disposition, qui a produit en 20 ans des effets économiques et sociaux considérables, en permettant la production de 900 000 logements sociaux dans un contexte de pénurie qui perdure ». Elle souligne par ailleurs que, depuis son adoption en 2000, la loi SRU a certes connu des évolutions, toujours dans le sens d’une plus juste application et d’une ambition renouvelée de mixité sociale. « Jusqu’à maintenant aucune mesure significative n’est venue remettre en cause sa portée, au contraire », indique-t-elle.
La crise "appelle d'autres réponses"
L’USH aborde ainsi les débats qui s’ouvrent dans ce cadre de défense indéfectible de l’article 55 de la loi SRU, « forte de la démonstration de ses effets positifs pour favoriser le logement des ménages modestes et la production de logements sociaux ». Ces débats se faisant, « hélas à nouveau contre un texte qui fait pourtant partie des acquis collectifs au service du pacte républicain ».
« C'est avec responsabilité et gravité que le Mouvement Hlm demande au Gouvernement de ne pas toucher à la loi SRU. La crise que le logement traverse aujourd'hui dans notre pays appelle d'autres réponses, d'autres combats que la remise en cause de ce qui fonctionne. Les quelques maires qui, sciemment, se situent en dehors de la loi en n'assumant pas leurs responsabilités vis-à-vis de la cohésion nationale, ne méritent certainement pas un tel cadeau. »
Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat
