<p>L’Hôtel Logistique Urbain (SdH/LPI)</p>
La Métropole de Lyon s’est dotée il y a quelques jours d’une stratégie visant à mieux réguler et décarboner les flux de marchandises.
La Métropole de Lyon a approuvé fin juin son schéma logistique des biens et des services, lequel constitue le premier document de ce type pour une collectivité territoriale. Ce schéma contient une stratégie et des mesures visant à orienter dans une logique de soutien au commerce local et de transition écologique les développements de ce secteur d’activité vital pour l’économie.
Le territoire de la collectivité est soumis à des flux de marchandises intenses, comme bien d’autres agglomérations européennes. Or ces activités logistiques sont foisonnantes, perpétuellement en mouvement mais aussi très largement opérées par des acteurs privés. « Elles sont aujourd’hui à la croisée d’enjeux d’organisation (accessibilité du territoire, appui aux artisans et aux PME…), de concurrence (développement de l’e-commerce au détriment des commerces de proximité), de dépollution et de décarbonation (zone à faibles émissions, nouvelles motorisations…) », note la Métropole de Lyon dans un communiqué.
Pour soutenir la dynamique du secteur tout en réduisant les nuisances qu’il peut générer, la Métropole fait le choix d’activer l’ensemble des leviers d’action publique à disposition et d’en explorer de nouveaux. C’est le cas par exemple en matière de régulation des aires de livraison, de commande publique, de foncier dédié (hôtels logistiques urbains, espaces logistiques de proximité…) ou encore de promotion des technologies décarbonées (véhicules électriques et bio-GNV, cyclo-logistique…).
Le nouveau schéma logistique des biens et des services comporte 3 volets, à savoir un volet « Connaissances », qui préfigure la création d’un observatoire permanent des activités logistiques (2025), un volet « Orientations » qui fixe le cadre stratégique du développement et de la régulation de la filière, et enfin un volet « Plan d’actions », pour concrétiser les orientations précédemment définies.
Pour élaborer ce schéma, la collectivité associe de nombreux partenaires comme les représentants de la filière logistique réunis au sein de l’« Instance Logistique », qui comprend notamment les représentants des artisans et commerçants, mais également les 58 communes de la Métropole.
4 orientations stratégiques
Le schéma logistique des biens et des services comprend 4 orientations stratégiques
Celui-ci vise à structurer le déploiement des activités logistiques et de services par la hiérarchisation des équipements, par la préservation des capacités foncières d’accueil des activités de logistique et de services, par l’émergence des espaces urbains de distribution dans les projets urbains.
L’autre orientation du schéma vise à conforter et développer l’offre multimodale par la consolidation des infrastructures et équipements ferroviaires et fluviaux, par la mixité des usages des quais fluviaux, par l’amélioration des points logistiques multimodaux, et par la promotion de la cyclo-logistique.
La troisième orientation vise à une réglementation du transport routier dans une logique de transition écologique, par l’harmonisation des règlements liés aux livraisons, sur les gabarits, les vitesses et les horaires, par le contrôle de la réglementation.
Enfin, la dernière orientation consiste en un accompagnement de l’évolution de la demande pour en maîtriser les impacts par la sensibilisation sur les pratiques vertueuses de consommation, par le soutien à la professionnalisation des métiers de la logistique, en encourageant les acteurs les plus vertueux.
