<p>(SdH/LPI)</p>
Celles-ci ont adressé une lettre ouverte adressée au Premier ministre, pour demander la prolongation des ajustements qui s’appliquent depuis le 15 mai dernier, ainsi que la stabilisation du dispositif.
29 acteurs de la construction, de la rénovation et de l’immobilier ont adressé une lettre ouverte au Premier ministre, Michel Barnier, pour demander la prolongation des ajustements qui s’appliquent à MaPrimeRénov’ depuis le 15 mai dernier. Ils souhaitent en outre une stabilisation du dispositif.
« En tant qu’acteurs de la rénovation - énergéticiens, entreprises du bâtiment, fabricants et distributeurs professionnels d‘équipements et matériaux, bailleurs sociaux, syndics, gestionnaires de biens, notaires, maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre, nous souhaitons attirer votre attention sur le dispositif MaPrimeRénov’. En l’absence à court terme d’une stratégie plus globale pour dynamiser le secteur et dans l’attente d’un travail à mener de simplification des parcours de rénovation pour les particuliers et les professionnels, nos organisations appellent au maintien, a minima, des mesures d'ajustement actuellement en vigueur. »
Extrait de la lettre ouverte adressée au Premier ministre
Ces organisations, au sein desquelles on trouve la FFB et la FPI, la FNAIM, l’UNIS et la CAPEB, rappellent que ces mesures s’appliquent depuis le 15 mai dernier «suite aux modifications mises en place pour corriger la réforme du 1er janvier 2024 (décret 2024-249 et arrêté du 21 mars 2024), et répondre à l’effondrement des travaux de rénovation qui pénalise l’activité du secteur et la réussite des objectifs environnementaux ». Elles rappellent que si rien n’est fait réglementairement, ces ajustements prendront fin au 31 décembre 2024.
Un coup d’arrêt brutal en 2024
La FFB souligne pour sa part dans un communiqué que la réforme de janvier 2024 a causé l’effondrement des dossiers déposés par les particuliers et donné un coup d’arrêt brutal aux objectifs annoncés, pourtant essentiels pour réussir la transition énergétique, et ce malgré ses « nombreuses alertes préalables ».
Pour elle, un retour au 1er janvier 2025 des règles qui s’appliquaient début 2024 aurait des effets catastrophiques à la fois pour les ménages, les artisans et entrepreneurs. Ceci explique que les 29 organisations signataires ont souhaité, ensemble, rappeler que la rénovation par gestes et la rénovation globale étaient «complémentaires et nécessaires pour réussir le défi de la transformation écologique ». « Ce n’est pas en bloquant les rénovations par gestes que l’on développera les rénovations globales », note la fédération.
« L’instabilité permanente des dispositifs de soutien à la rénovation énergétique met en danger les artisans et entrepreneurs et facilite l’action des fraudeurs. Les Français ont besoin de lisibilité pour engager des travaux. Les entreprises ont besoin de visibilité et de stabilité, notamment en ce qui concerne MaPrimeRénov’, pour investir, former du personnel et gagner le pari de la transition écologique. »
Olivier Salleron, président de la FFB
