Les prix de l'immobilier ont, selon Century 21, progressé de 6.89% sur les six derniers mois à Lyon. Mais certaines régions enregistrent des baisses de prix, phénomène qui devrait se diffuser dans les prochains mois.
Les prix de l’immobilier n'ont pas stoppé leur marche en avant à Lyon au premier trimestre, bien au contraire. Le prix moyen au mètre carré rapporté par les agences Century 21 a progressé de 6,89 % sur les six derniers mois dans la ville et sa région, à 2653 euros du mètre carré, a annoncé ce matin le réseau d’agences immobilières lors d’une conférence de presse. Le prix moyen d'acquisition à Lyon et dans sa région s'élève désormais à 209821 euros.
En outre, la progression des prix des appartements (+4,89 % à 2594 euros le mètre carré) sur 12 mois est un peu moins forte que celle des maisons (+10 % à 2749 € du mètre carré). Le prix moyen du mètre carré à Lyon s’avère être légèrement supérieur à celui enregistré en Rhône-Alpes. Dans la région, le prix moyen au mètre carré s'établit à 2614 €, soit une progression de 6,17 % sur les six derniers mois.
Apparemment, le marché est également toujours orienté à la hausse au niveau national. Selon Century 21, les prix de l'immobilier ont en effet progressé de 7,4 % sur les 12 derniers mois, à 2693 euros du mètre carré. Mais de l'avis même du réseau d'agences immobilières, la situation est bien plus contrastée que ces chiffres ne le laissent entrevoir.
D’importantes disparités régionales
Les volumes de transactions ont en effet baissé de 7,1 % entre le premier semestre 2010 est le premier semestre 2011. En outre, la situation est extrêmement contrastée selon les régions. Six régions enregistrent ainsi une baisse des prix sur les 12 derniers mois : c'est le cas de l'Alsace, de l'Aquitaine, de l'Auvergne, de la Bourgogne, du Limousin, et du Nord- Picardie. Parallèlement, Paris et la région Île-de-France ont atteint de nouveaux records, avec un prix moyen 8344 € du mètre carré pour la capitale, soit une progression de 15,6 % sur un an. Une moyenne nationale dans ces conditions est, on le comprend, assez peu représentative.
De la même façon, on observera que le prix moyen au mètre carré a progressé à 3551 €, pour les appartements, soit une hausse de 9,5 % sur 12 mois. En revanche, le prix des maisons a augmenté moins vite que la moyenne, à 6,3 % sur 12 mois, à 2149 € par mètre carré.
Le réseau d'agences note en outre que dans les régions où les prix progressent de plus de 3%, l'activité connaît un brusque ralentissement. Toutes sans exception connaissent ainsi la même situation, excepté Paris, où les transactions sont en retrait de moins de 1 %. On semble ainsi avoir atteint un seuil critique, où les acheteurs attendent que les prix s'assagissent avant de procéder à des transactions. Et ce d'autant que le seuil moyen pour une transaction est de plus en plus important, puisqu’il a franchi durant le semestre les 200 000 euros, à 210 438 €, contre 194 693 au premier semestre 2010.
La baisse devrait se diffuser au second semestre
Il faut dire que dans le même temps, des taux d'intérêt ont nettement progressé, ce qui a renchéri le coût moyen d'une acquisition par emprunt. Cette cause sa grève le budget des primo accédants, qui sont de facto exclus du marché. De l'autre côté, les secundo accédants tirent le mieux leur épingle du jeu et alimente la hausse des prix, notamment à Paris, où la part de financement par emprunt a encore nettement baissé au premier semestre.
Pour le second semestre 2011, le réajustement à la baisse des prix devrait poursuivre sa diffusion à d'autres régions de France, selon Century 21. Si ces baisses n'intervenaient pas assez tôt, ceci pourrait avoir comme conséquence de reporter la baisse, laquelle serait dès lors, lorsqu'elle interviendrait, beaucoup plus brutale. Pour le réseau, « les vendeurs devront absolument intégrer dans leur prix de mise en vente l’impact des modifications des conditions de crédit apportées aux ménages ». Pour l’heure, ces derniers continuent à monter, comme en atteste la dernière livraison du baromètre des prix de mise en vente de Seloger.com.

Encore heureux que ça baisse. Bientôt il faudra être un émir quatari pour s’acheter un bien sur la Presqu’ile… C’est devenu hors de prix. Je me demande avec la hausse des taux comment il n’y a pas déjà de baisse