Les rendements des obligations allemandes baissaient de manière notable lundi, tandis que les rendements de la dette italienne et de la dette espagnole montaient en flèche.
Les taux de l'OAT ont légèrement baissé hier, alors même que les taux allemands chutaient, dans un contexte de fuite des capitaux vers la sécurité. Les rendements des obligations espagnoles et italiennes atteignaient à l’inverse leur plus haut, alors même que les bourses mondiales plongeaient sur des craintes d'extension de la crise de la dette en zone euro.
Les rendements de l’OAT reculaient à 3.36%, contre un rendement de 3,41 % vendredi soir. Cette baisse était toutefois limitée, comparativement à celle du taux allemand, le Bund, lequel est passé en une seule séance de 2,83% à 2,57 %. Les investisseurs privilégient en effet l'Allemagne, pays considéré comme étant l’un des plus vertueux en matière budgétaire, et de ce fait le plus sécurisant en matière d'allocation d'actifs.
Du côté des pays périphériques, en revanche, la situation restait très tendue : l'Espagne voyait ses taux à deux ans et 10 ans atteindre de nouveaux plus hauts, tandis que l'Italie était elle aussi prise dans l'oeil du cyclone, du fait notamment des tensions politiques intervenues dans le pays.
Le ministre des finances italien, pris dans un scandale politico-financier, est fragilisé, alors même que celui-ci est considéré, du point de vue des investisseurs, comme le plus à même de mettre en oeuvre un plan de rigueur dans le pays.
