Les mesures anti-surchauffe du gouvernement chinois ont semble-t-il commencé à porter leurs fruits. Si bien que les promoteurs constatent une hausse des invendus.
Le marché immobilier chinois poursuit son atterrissage. Selon l’agence Chine Nouvelle, les stocks de logements invendus continuent de progresser dans plusieurs villes du pays, dans un contexte de volumes assez ténus.
On dénombre désormais près de 107.000 biens invendus à Pékin au 20 juillet, selon l’étude, ce qui, au rythme d’écoulement du premier trimestre, correspond à près de 15 mois de transactions. Dans l’autre grande métropole du pays, Shanghai, les stocks se montent à 73.728 unités. A Guangzou, les invendus atteignent 73728 unités. Dans les autres grandes villes du pays, comme Shijiazhuang et Zhengzhou, la situation s’avère comparable.
La politique économique chinoise en cause
Le marché immobilier chinois avait connu une nette appréciation en termes de volumes et en prix dans le courant de l’année 2010, ce qui avait fait réagir les autorités chinoises, en appliquant des mesures spécifiques au marché immobilier, mais également des mesures visant à éviter la surchauffe d’un point de vue économique.
Le pays a notamment procédé à plusieurs hausses de taux, afin de juguler l’inflation. Si la croissance économique a effectivement ralenti à 9.3% par an au troisième trimestre, l’inflation reste elle au-dessus de la barre des 6%. Elle atteignait 6.4% en juin.
