Les investisseurs ont procédé à des rachats de dette française et allemande, dans l’attente de plus de précisions concernant l’application du secteur privé dans le renforcement du fonds de soutien européen.
Les taux français ont nettement reculé hier, dans un marché peu actif. Les taux des pays périphériques de la zone euro se détendaient, tout comme ceux des pays solides. Le marché tentait toujours d’évaluer la portée de l’accord intervenu jeudi entre les dirigeants européens sur la question de la dette grecque et du renforcement du fonds de soutien.
Les investisseurs s’interrogeaient notamment sur l’implication des créanciers privés dans ce renforcement, ce qui expliquait que les investisseurs continuaient leurs achats de titres français et allemands, réputés les plus sûrs de la zone, tout en se renforçant sur la dette des pays périphériques.
Le taux de l’OAT 10 ans reculait à 3,34 %, contre 3,40 % la veille. Le rendement des obligations d’État allemand à 10 ans, les Bunds, étaient également en recul, passant de 2,76 % à 2,74 %. Mais une autre problématique inquiète désormais les investisseurs européens : la question du plafond de la dette américaine. Le blocage est toujours de mise entre républicains et démocrates à quelques jours de la date du 2 août, jour où le pays pourrait se retrouver techniquement en défaut de paiement.
