Selon l’Observatoire du financement du logement, le taux de primo-accédants est moins élevé dans la région que la moyenne nationale.
Les primo-accédants ont soutenu le marché des crédits immobiliers l'an dernier. Selon l’Observatoire du financement du logement, qui se base sur 81600 dossiers collectés en 2010, les flux de l’accession à la propriété ont progressé de 25.2% en 2010 par rapport à 2009, à 709.000 dossiers collectés. Les primo-accédants représentent une part assez importante des accédants : 72.7% en 2010 contre 72.9% en 2009. On reste ainsi bien loin des niveaux de 2000, lorsque ces derniers représentaient seulement 54.4% du marché. Autre phénomène à relever : la part des moins de 2 SMIC n’a jamais été aussi élevée, à 25% en 2010 contre 17.5% en 2001.
L’étude révèle également qu’entre 2001 et 2010, le montant moyen des opérations a progressé de 86%. Si autrefois, les opérations comprises entre 75000 et 150000 étaient légion, la proportion de ces dernières a fortement diminué au profit des opérations supérieures à 150000 euros, tant pour l’accession dans le neuf que dans l’ancien. En revanche, l’âge moyen des accédants n’a pas augmenté significativement, selon l’étude, oscillant, entre 2003 et 2010, entre 36 et 37 ans. D'un point de vue plus général, la production de crédits immobiliers a augmenté de 26.9 % au premier trimestre 2011, en glissement annuel. Le deuxième trimestre se place quant à lui sur une progression de l’ordre de 10 %, selon les données de l'Observatoire de la production de crédit immobilier (OPCI).
Moins de primo-accédants dans les régions peuplées
D’un point de vue régional, le coût relatif moyen des acquisitions est bien plus élevé en Rhône-Alpes qu’ailleurs en France. Il faut ainsi 6.3 années de revenus pour pouvoir acquérir un bien immobilier, contre 5.8 années en Ile de France et 5.5 années en moyenne. Seule la région PACA dispose d’un coût relatif plus élevé, avec 6.8 années de revenus. La part de primo-accédant est en outre moins élevée dans les régions les plus peuplées et les plus urbaines: alors qu’elle culmine à 86.5% en région Centre, elle n’est que de 67.3% en Rhône-Alpes, le taux le plus faible étant toutefois observé en Ile de France (61.8%).
