Les marchés obligataires étaient délaissés, du fait d’une forte hausse des Bourses.
Les marchés boursiers étaient nettement orientés à la hausse hier. Les investisseurs se portaient en effet nettement sur le risque, et se délestaient donc des actifs moins risqués, comme les obligations des pays notés triple A.
Les taux allemands et français progressaient donc hier. Les taux de l’OAT 10 ans passaient de 2.83% à 2.91%, tandis que le rendement du Bund passait lui de 2.15% à 2.21%. La France procédera jeudi à une levée comprise entre 6,5 à 8 milliards d'euros d'obligations à 5, 10 et 30 ans. Les autres obligations d’Etat de la zone euro étaient quasi stables, comme les taux italiens, à 5.12%, et les taux espagnols, à 5.03%.
Les statistiques européennes ont confirmé le net ralentissement anticipé depuis quelques temps : l’inflation est restée stable en août en zone euro, à 2,5%, alors que le taux de chômage remontait lui à 10% en juillet. Même les chiffres des mois précédents ont été révisés à la hausse, à 10% pour mai et juin.
Du côté de la crise grecque, le Conseil des ministres allemand a procédé à l’adoption de l'extension des compétences du FESF (Fonds européen de stabilité financière), qui découle du sommet européen du 21 juillet dernier.
