Devant l’échec du dispositif, le gouvernement a procédé à une vaste refonte , avec un avantage financier renforcé, et lié aux conditions de ressources.
Ça ressemblait fort à un échec… Seuls 50.000 éco-prêts à taux zéro ont en effet été souscrits cette année, alors même que le gouvernement tablait sur 400.000 rénovations thermiques. Tandis que le bâtiment compte pour 25% dans les émissions globales de CO2, le gouvernement misait pourtant beaucoup sur l’éco prêt à taux zéro comme vecteur d’action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Pour pallier ces insuffisances, le gouvernement a donc procédé à une importante refonte du dispositif, mais a également retouché le crédit d’impôt au développement durable, qui profitait plus, jusqu’ici, aux particuliers désirant procéder à des rénovations de fenêtres.
Des aides pour les rénovations lourdes
L’idée générale est d’accorder des aides ciblées assez importantes sur les rénovations lourdes. Pour cela, la durée de remboursement sera allongée à 15 ans, permettant de donner plus de marge aux ménages. En outre la possibilité de cumuler Eco-PTZ et crédit d'impôt développement durable sera réintroduite, après avoir été supprimée l'an dernier, même si celle-ci sera uniquement réservée aux familles dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 30.000 euros.
En revanche, plus question de réaliser les simples rénovations de fenêtres déjà évoquées : le propriétaire sera désormais incité à procéder à des bouquets de travaux. Si un propriétaire d'une maison veut changer ses fenêtres, il devra concomitamment procéder à des travaux d’isolation de son logement ou procéder à des achats de matériel de chauffage vert.
