L’écart de rémunération entre le Bund et l’OAT continue d’augmenter au fil des jours et atteint presque 100 points de base.
Les taux de l’OAT ont reculé hier, de concert avec les taux allemands, dans un contexte de doutes sur la possibilité d’une sortie de crise rapide sur la crise de la dette en zone euro. Les obligations d’Etat notées AAA ont donc une fois de plus été les valeurs refuges, au détriment des marchés d’actions, qui ont connu à l’inverse une séance de consolidation.
Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, a semble-t-il voulu calmer les ardeurs des marchés en affirmant qu' "une solution définitive" était improbable lors du sommet européen du 23 octobre. Pour la chancelière allemande, Angela Merkel, même son de cloche : "les rêves de voir la crise terminée dès lundi ne pourront pas se réaliser".
Le taux à 10 ans allemand reculait ainsi à 2,09% contre 2,19% vendredi tandis que celui de l'OAT française reculait à 3,04% contre 3,12%, ce qui a encore accru l’écart entre les taux des deux pays, qui approche désormais les 100 points de base. Les taux espagnols remontaient, eux à 5.31%, contre 5.24% vendredi. Les taux italiens étaient stables à 5.79%
